Cagrilintide + Sémaglutide (CagriSema, blend 10 mg) : dosage et reconstitution
Pourquoi 2 ml et pas 3 : à la dilution habituellement conseillée, la dose d'entretien ne rentre pas dans une seringue à insuline. Titration complète, unités recalculées et durée réelle d'une fiole.
Le blend CagriSema en flacon de 10 mg contient 5 mg de cagrilintide et 5 mg de sémaglutide, soit un rapport de 1 pour 1 correspondant à celui des essais cliniques, qui ont associé 2,4 mg de chaque molécule une fois par semaine. La titration va de 0,25 à 2,4 mg par peptide, par paliers de quatre semaines, en injection sous-cutanée hebdomadaire. Point important sur la reconstitution : il faut 2,0 ml d'eau bactériostatique et non 3,0 ml comme l'indiquent les fiches anglophones. À 3 ml, la dose d'entretien de 2,4 mg par peptide représente 4,8 mg de produit, soit 1,44 ml — plus qu'une seringue à insuline U-100 ne peut contenir. À 2,0 ml, on obtient 5,0 mg/ml de peptide total, soit 50 mcg par unité dont 25 mcg de chaque molécule, et toute la titration tient dans une seringue à insuline : 10 unités au départ, puis 20, 40, 68 et 96 unités à l'entretien. Second point : la dose se compte double, puisqu'elle porte sur chaque peptide. Une fiole de 10 mg couvre donc vingt semaines au premier palier mais seulement deux semaines à l'entretien — prévoyez deux fioles par mois en phase d'entretien. Conservation 2 à 8 °C, environ quatre semaines, sans congélation. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.
- Dose usuelle
- 0,25 à 2,4 mg de chaque peptide par semaine
- Fréquence
- 1 × par semaine
- Cycle
- 16 semaines de montée, puis entretien
- Demi-vie
- longue pour les deux molécules — administration hebdomadaire
Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.
- Reconstitution
- Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 0,25 à 2,4 mg de chaque peptide par semaine, 1 × par semaine.
- Conservation
- Lyophilisé : Au sec et à l'abri de la lumière — aucune congélation nécessaire. Reconstitué : 2 à 8 °C, environ 4 semaines, sans congélation.
L’essentiel en trois lignes
Cette fiole contient 5 mg de cagrilintide et 5 mg de sémaglutide, soit 10 mg au total. C’est le mélange connu sous le nom de CagriSema : un analogue de l’amyline associé à un agoniste du GLP-1, dans un rapport de 1 pour 1.
La montée en dose va de 0,25 mg à 2,4 mg de chaque molécule, une fois par semaine, sur quatre mois. Et c’est justement cette amplitude — du simple au décuple — qui fait tout l’enjeu de la reconstitution.
Nous ne recommandons pas 3 ml, contrairement à ce que vous lirez ailleurs. À ce volume, la dose d’entretien demande 1,44 ml par injection : c’est plus qu’une seringue à insuline entière. Nous expliquons plus bas pourquoi 2 ml est le seul volume qui fonctionne du début à la fin.
- Reconstitution
- Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 0,25 à 2,4 mg de chaque peptide par semaine, 1 × par semaine.
- Conservation
- Lyophilisé : Au sec et à l'abri de la lumière — aucune congélation nécessaire. Reconstitué : 2 à 8 °C, environ 4 semaines, sans congélation.
Reconstitution : pourquoi 2 ml et pas 3
Commençons par le problème, parce qu’il est arithmétique et qu’il se vérifie en trente secondes.
Les fiches anglophones recommandent 3,0 ml d’eau bactériostatique, ce qui donne 3,33 mg/ml de peptide total. Jusqu’à la semaine 8, tout va bien. Puis la dose monte, et voici ce qui se passe :
| Dose de chaque peptide | Peptide total | Volume à 3 ml | Tient dans une U-100 ? |
|---|---|---|---|
| 0,25 mg | 0,5 mg | 0,15 ml — 15 UI | Oui |
| 1,0 mg | 2,0 mg | 0,60 ml — 60 UI | Oui |
| 1,7 mg | 3,4 mg | 1,02 ml — 102 UI | Non |
| 2,4 mg | 4,8 mg | 1,44 ml — 144 UI | Non |
Une seringue à insuline U-100 contient 1 ml, soit 100 unités. À partir de la semaine 13, la dose ne rentre plus. Il faudrait passer à une seringue de 3 ml — dont les graduations sont bien plus grossières — ou fractionner chaque injection en deux. Personne ne le mentionne.
La solution
Mettez 2,0 ml d’eau bactériostatique. Vous obtenez 5,0 mg/ml de peptide total, soit 2,5 mg/ml de chaque molécule, et 50 mcg par unité — dont 25 mcg de cagrilintide et 25 mcg de sémaglutide.
À cette dilution, toute la titration tient dans une seringue à insuline, de la première semaine à l’entretien :
| Dose de chaque peptide | Peptide total | Unités U-100 | Volume |
|---|---|---|---|
| 0,25 mg | 0,5 mg | 10 UI | 0,10 ml |
| 0,5 mg | 1,0 mg | 20 UI | 0,20 ml |
| 1,0 mg | 2,0 mg | 40 UI | 0,40 ml |
| 1,7 mg | 3,4 mg | 68 UI | 0,68 ml |
| 2,4 mg | 4,8 mg | 96 UI | 0,96 ml |
Toutes les doses tombent sur des nombres ronds, et la plus forte occupe 96 unités sur 100 — juste ce qu’il faut. Le seul inconvénient est la première semaine, à 10 unités : c’est peu, mais parfaitement lisible sur une seringue graduée à l’unité.
La marche à suivre
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
- Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
- Prélevez 2,0 ml d’eau bactériostatique — en deux passages avec une seringue de 1 ml, ou en une fois avec une seringue de 3 ml.
- Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre : la mousse dégrade les peptides.
- Faites rouler doucement le flacon jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas.
- Étiquetez : date de reconstitution, volume ajouté, et concentration par peptide.
- Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière.
Combien de temps dure une fiole
C’est le second point que les tableaux anglophones escamotent, et il change complètement la logistique.
Une fiole contient 10 mg. Or la dose hebdomadaire consomme le double de ce qu’indique le tableau de titration, puisqu’il faut compter les deux molécules :
| Phase | Consommation par semaine | Une fiole couvre |
|---|---|---|
| Semaines 1–4 (0,25 mg) | 0,5 mg | 20 semaines |
| Semaines 5–8 (0,5 mg) | 1,0 mg | 10 semaines |
| Semaines 9–12 (1,0 mg) | 2,0 mg | 5 semaines |
| Semaines 13–16 (1,7 mg) | 3,4 mg | 3 semaines |
| Entretien (2,4 mg) | 4,8 mg | 2 semaines |
Autrement dit : au début, une fiole durerait des mois — mais la solution reconstituée ne se garde qu’environ quatre semaines, donc vous jetterez du produit. À l’arrivée, c’est l’inverse : une fiole ne fait que deux injections.
Le bon réflexe : ne reconstituez jamais en pensant à la fiole, mais à vos quatre prochaines semaines. En phase de départ, une fiole reconstituée couvre largement le mois — le reliquat part à la poubelle, c’est inévitable et cela fait partie du coût. En entretien, prévoyez deux fioles par mois et reconstituez-les l’une après l’autre.
Sur seize semaines de montée en dose, la consommation totale s’élève à environ 27 mg, soit trois fioles. Puis deux fioles par mois en entretien.
Le protocole semaine par semaine
| Phase | Dose | Unités | Volume |
|---|---|---|---|
| Semaines 1–4 | 0,25 mg de chaque (0,5 mg de blend) | 10 UI | 0,10 ml |
| Semaines 5–8 | 0,5 mg de chaque (1,0 mg de blend) | 20 UI | 0,20 ml |
| Semaines 9–12 | 1,0 mg de chaque (2,0 mg de blend) | 40 UI | 0,40 ml |
| Semaines 13–16 | 1,7 mg de chaque (3,4 mg de blend) | 68 UI | 0,68 ml |
| Semaine 17 et au-delà — entretien | 2,4 mg de chaque (4,8 mg de blend) | 96 UI | 0,96 ml |
L’injection est sous-cutanée, une fois par semaine, le même jour à chaque fois. L’heure importe peu, à condition d’être régulier.
Le principe de cette montée lente est simple : les effets indésirables de ce type de molécules sont digestifs — nausées, vomissements, diarrhée — et ils dépendent autant de la vitesse d’augmentation que de la dose atteinte. Chaque palier de quatre semaines laisse à l’organisme le temps de s’adapter. Si un palier passe mal, le bon geste est d’y rester plus longtemps, pas de serrer les dents.
La cible de 2,4 mg par molécule n’est pas arbitraire : c’est celle des essais cliniques, qui ont associé cagrilintide 2,4 mg et sémaglutide 2,4 mg une fois par semaine.
Un blend dont le ratio est le bon
Une remarque qui distingue ce mélange des autres.
Dans la plupart des blends, le rapport entre les molécules est une décision commerciale : il est fixé à la fabrication, on ne peut plus le modifier, et rien ne garantit qu’il corresponde à ce qu’ont testé les études. Nous le signalons systématiquement comme une limite.
Ici, ce n’est pas le cas. Les essais sur CagriSema ont employé 2,4 mg de chaque molécule, soit exactement le rapport de 1 pour 1 que contient la fiole. Le format reproduit donc fidèlement le schéma étudié, et la contrainte du ratio fixe ne vous coûte rien — à la différence, par exemple, d’un blend BPC-157 + TB-500, où les deux peptides n’ont pas le même rythme d’administration.
Cela ne dispense pas de la réserve habituelle : ce que contient réellement une fiole achetée en ligne ne se vérifie qu’avec un certificat d’analyse par lot, et nous n’avons aucun moyen de le contrôler.
Comment ça fonctionne
Les deux molécules agissent sur la satiété, mais par des voies distinctes — et c’est tout l’intérêt de les associer.
Le cagrilintide est un analogue à longue durée d’action de l’amyline, une hormone sécrétée par le pancréas en même temps que l’insuline. Elle ralentit la vidange gastrique et signale la satiété par une zone du tronc cérébral, l’area postrema. En clair : elle allonge la sensation d’avoir mangé.
Le sémaglutide est un agoniste du récepteur du GLP-1. Il stimule la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie est élevée, freine celle du glucagon, et agit lui aussi sur les centres de l’appétit — par un chemin différent.
L’association vise donc deux circuits complémentaires plutôt qu’un seul, et c’est ce que les essais ont cherché à mesurer.
Ce que montrent les études
- Le mélange fait mieux que chacune de ses parties. Les essais de phase 2 rapportent une perte de poids moyenne de l’ordre de 15 à 17 % à trente-deux semaines, supérieure à celle du sémaglutide seul. C’est le résultat central, et il est solide.
- Chez le diabétique de type 2, une baisse de l’HbA1c a été observée en parallèle de la perte de poids.
- Le schéma de titration est celui des essais : montée progressive, cible à 2,4 mg par molécule. Ce n’est pas une convention de forum, contrairement à beaucoup de protocoles présentés sur ce site.
- La tolérance digestive est le facteur limitant. Nausées, vomissements et diarrhées sont les effets les plus fréquents, et c’est la progressivité de la montée qui en détermine l’intensité.
- Les réactions au point d’injection sont décrites comme légères et passagères.
- Attention à la lecture des chiffres. Les résultats publiés portent sur le médicament de référence, administré dans un cadre d’essai clinique avec suivi médical. Un produit vendu comme peptide de recherche n’est pas le même objet, et les données obtenues avec l’un ne garantissent rien sur l’autre.
Technique d’injection
- Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
- Pincez un pli de peau et insérez l’aiguille à 45 ou 90° dans le tissu sous-cutané.
- Pas d’aspiration en sous-cutané : les recommandations officielles l’écartent pour cette voie.
- Injectez lentement. Aux doses d’entretien, vous poussez près d’un millilitre : comptez plusieurs secondes, et ne retirez l’aiguille qu’après une courte pause.
- Changez de site chaque semaine — abdomen, cuisses, faces externes des bras — pour éviter les lipohypertrophies.
- Pression douce après l’injection, sans frotter.
- Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.
Conservation
- Lyophilisé : au sec et à l’abri de la lumière. Le réfrigérateur convient très bien ; aucune congélation n’est nécessaire pour une poudre sèche.
- Reconstitué : 2 à 8 °C, à l’abri de la lumière, environ quatre semaines.
- Pas de congélation de la solution reconstituée : les cycles gel-dégel dégradent les peptides.
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer.
- Une solution qui se trouble ou dans laquelle flottent des particules se jette.
Points de vigilance
- 2 ml, pas 3. À 3 ml, la dose d’entretien dépasse la capacité d’une seringue à insuline.
- Comptez double. Une dose de 2,4 mg « par peptide » consomme 4,8 mg de fiole. C’est l’erreur de calcul la plus fréquente sur les blends.
- Deux fioles par mois en entretien, contre une seule qui suffirait des mois en début de titration.
- Ne serrez pas les dents sur un palier. Si la tolérance digestive est mauvaise, restez plus longtemps au même niveau plutôt que de continuer la montée.
- Quatre semaines après reconstitution, sans congélation.
- Le ratio est fixé — ici il correspond aux essais, mais vous ne pourrez jamais ajuster une molécule sans l’autre.
Ce que cette page n’est pas
Une synthèse de littérature, à visée informative. CagriSema n’a pas d’autorisation de mise sur le marché, et les peptides vendus comme produits de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Les données citées proviennent d’essais menés sur le médicament de référence, sous surveillance médicale. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé — et la prise en charge d’un surpoids relève d’un suivi, pas d’une fiche technique.
Voir aussi : Cagrilintide 5 mg, Cagrilintide 10 mg, le guide de reconstitution et le calculateur de dose.
Calculateur de reconstitution
seringue 1 ml · 100 UILe piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.
- Concentration
- —
- Une unité vaut
- —
- Doses par flacon
- —
Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.
Questions fréquentes
Combien d'eau bactériostatique dans un CagriSema de 10 mg ?
2,0 ml, et non 3,0 ml comme l'indiquent les fiches anglophones. À 2 ml, on obtient 5,0 mg/ml de peptide total, soit 50 mcg par unité dont 25 mcg de chaque molécule. Toute la titration tient alors dans une seringue à insuline, ce qui n'est pas le cas à 3 ml.
Pourquoi 3 ml ne fonctionne pas ?
Parce qu'à cette dilution la dose d'entretien ne rentre plus dans la seringue. 2,4 mg de chaque peptide représentent 4,8 mg de produit, soit 1,44 ml à 3,33 mg/ml — une seringue U-100 n'en contient que 1,00 ml. Le problème apparaît dès la semaine 13, à 1,02 ml.
Combien d'unités pour la dose de départ ?
10 unités, soit 0,10 ml, pour 0,25 mg de chaque peptide. C'est peu mais parfaitement lisible sur une seringue graduée à l'unité.
Combien d'unités pour la dose d'entretien ?
96 unités, soit 0,96 ml, pour 2,4 mg de chaque peptide. La seringue est presque pleine — injectez lentement, sur plusieurs secondes.
Que contient exactement une fiole de 10 mg ?
5 mg de cagrilintide et 5 mg de sémaglutide. Le rapport de 1 pour 1 est fixé à la fabrication, mais il correspond ici à celui des essais cliniques, qui ont associé 2,4 mg de chaque molécule.
Combien de temps dure une fiole ?
Cela dépend entièrement du palier. Au premier, à 0,25 mg par peptide, vous consommez 0,5 mg par semaine : une fiole durerait vingt semaines, bien au-delà des quatre semaines de conservation. À l'entretien, vous consommez 4,8 mg par semaine : une fiole ne fait que deux injections. Prévoyez deux fioles par mois en entretien.
Pourquoi la dose se compte-t-elle double ?
Parce que les protocoles indiquent la dose de chaque molécule, alors que la fiole contient les deux. Une dose de 2,4 mg par peptide prélève 4,8 mg de produit. C'est l'erreur de calcul la plus fréquente sur les mélanges, et elle fait doubler le nombre de fioles nécessaires.
Combien de fioles pour une montée complète ?
Environ trois sur les seize semaines de titration, soit une consommation totale d'un peu plus de 27 mg. Ensuite, deux fioles par mois en entretien.
Pourquoi monter la dose aussi lentement ?
Parce que les effets indésirables de ces molécules sont digestifs — nausées, vomissements, diarrhées — et qu'ils dépendent autant de la vitesse d'augmentation que de la dose atteinte. Chaque palier de quatre semaines laisse le temps de s'adapter.
Que faire si un palier passe mal ?
Y rester plus longtemps, plutôt que de continuer la montée. La progressivité est le principal levier sur la tolérance digestive, et rien n'oblige à respecter un calendrier de quatre semaines si le corps ne suit pas.
Que fait chacune des deux molécules ?
Le cagrilintide est un analogue de l'amyline : il ralentit la vidange gastrique et prolonge la sensation de satiété via l'area postrema, dans le tronc cérébral. Le sémaglutide est un agoniste du GLP-1 : il stimule l'insuline quand la glycémie est élevée, freine le glucagon et agit sur les centres de l'appétit par une autre voie. L'association vise deux circuits complémentaires.
Le mélange est-il plus efficace que le sémaglutide seul ?
Les essais de phase 2 rapportent une perte de poids moyenne de l'ordre de 15 à 17 % à trente-deux semaines, supérieure à celle du sémaglutide employé seul. C'est le résultat central de ce mélange, et il porte sur le médicament de référence administré sous surveillance médicale.
Le ratio 1:1 est-il le bon ?
Sur ce mélange précis, oui : les essais ont associé 2,4 mg de cagrilintide et 2,4 mg de sémaglutide, exactement le rapport de la fiole. C'est assez rare pour être signalé — dans la plupart des blends, le ratio est une décision commerciale sans correspondance avec les études.
En sous-cutané ou en intramusculaire ?
Sous-cutané, une fois par semaine, le même jour à chaque fois. Pas d'aspiration en sous-cutané : les recommandations officielles l'écartent pour cette voie. Changez de site chaque semaine pour éviter les lipohypertrophies.
Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?
Environ quatre semaines entre 2 et 8 °C, à l'abri de la lumière. Ne congelez pas : les cycles gel-dégel dégradent les peptides. La poudre lyophilisée se garde au sec et à l'obscurité, sans congélation nécessaire.
Peut-on se fier aux résultats des essais pour un produit acheté en ligne ?
Non, et c'est une distinction importante. Les données publiées portent sur le médicament de référence, administré dans un cadre d'essai avec suivi médical. Un produit vendu comme peptide de recherche n'est pas le même objet, et seul un certificat d'analyse par lot donne une indication sur son contenu.
Sources
- Lancet Diabetes & Endocrinology, 2024 — Efficacité et sécurité de l'association hebdomadaire cagrilintide 2,4 mg et sémaglutide 2,4 mg dans le diabète de type 2 : essai de phase 2
- The Lancet, 2021 — Sécurité, tolérance, pharmacocinétique et pharmacodynamie de l'administration concomitante de cagrilintide et de sémaglutide 2,4 mg : essai de phase 1b
- The Lancet, 2021 — Cagrilintide hebdomadaire dans la gestion du poids : essai de phase 2 de recherche de dose chez des personnes en surpoids ou obèses
- Cagrilintide-sémaglutide chez l'adulte en surpoids ou obèse avec diabète de type 2
- StatPearls — Sémaglutide : pharmacologie, indications et usage clinique
- Rôle de l'amyline dans le contrôle de la satiété et mécanismes centraux
- OMS, 2010 — Bonnes pratiques d'injection et procédures associées
- CDC — Administration par voie sous-cutanée : angle, sites et absence d'aspiration
- Administration sous-cutanée — considérations pharmacologiques, rotation des sites et lipohypertrophie
Données vérifiées le 22 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.