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Adamax (flacon 10 mg) : protocole de dosage

Protocole quotidien pour un flacon de 10 mg : reconstitution à 2 ml pour 5 mg/ml, 50 mcg par unité — et pourquoi aucune étude ne porte sur cette molécule.

La réponse courte

Les protocoles d'Adamax qui circulent indiquent 300 mcg à 1 mg par jour en sous-cutané, le matin, avec une montée progressive. Les flacons de 10 mg sont des fioles de 3 ml : reconstitué avec 2 ml d'eau bactériostatique, le flacon donne 5,0 mg/ml, soit 50 mcg par unité sur une seringue U-100 — 300 mcg = 6 unités, 1 mg = 20 unités. Point essentiel : aucune étude publiée ne porte sur l'Adamax, ni chez l'humain ni chez l'animal. Tout ce qui est écrit à son sujet est extrapolé du Semax, qui lui s'administre par voie nasale et non par injection. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.

Adamax (flacon 10 mg) : protocole de dosage · Sous-cutanée — la molécule mère s'administre par voie nasale niveau expérimental — aucune étude publiée sur cette molécule
Dose usuelle
300 mcg à 1 mg par jour
Fréquence
1 × par jour, le matin
Cycle
8 à 12 semaines (convention, non documentée)
Demi-vie
inconnue — non mesurée pour cette molécule

Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.

Reconstitution
Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
Fourchette usuelle
300 mcg à 1 mg par jour, 1 × par jour, le matin.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines, sans congélation.

Résumé du dosage

L’Adamax est un analogue du Semax modifié par un groupement adamantane. Le Semax lui-même dérive du fragment ACTH(4–10), étudié en Russie depuis les années 1980 pour ses propriétés nootropiques et neuroprotectrices. Le groupement adamantane, très lipophile, est censé améliorer le passage de la barrière hémato-encéphalique et la résistance aux peptidases.

Les protocoles qui circulent indiquent 300 mcg à 1 mg par jour en sous-cutané, avec une montée progressive. Deux réserves d’emblée, et elles sont sérieuses : aucune étude publiée ne porte sur l’Adamax lui-même, et le Semax dont il dérive s’administre en gouttes nasales, pas en injection.

Reconstitution
Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
Fourchette usuelle
300 mcg à 1 mg par jour, 1 × par jour, le matin.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines, sans congélation.

Reconstitution du flacon de 10 mg

Ces flacons sont des fioles de 3 ml. On lit souvent qu’il faut y mettre 3,0 ml d’eau : c’est une fiole remplie à ras bord, sans aucune marge, et cela donne 3,33 mg/ml — soit 33,3 mcg par unité, une valeur avec laquelle plus aucune dose ne tombe juste. À cette dilution, 750 mcg valent 22,5 unités, qu’il faut arrondir à l’œil.

Nous recommandons 2,0 ml d’eau bactériostatique. On obtient 5,0 mg/ml, soit 50 mcg par unité sur une seringue à insuline U-100 — et toute la titration tombe alors sur des graduations entières :

Dose visée Unités U-100 Volume
300 mcg 6 UI 0,06 ml
500 mcg 10 UI 0,10 ml
750 mcg 15 UI 0,15 ml
1 mg 20 UI 0,20 ml

Les doses de départ ne font que 6 unités. Sur une seringue de 1 ml, cela représente six millimètres de course : des seringues de 30 unités (0,3 ml) étalent la même dose sur toute la longueur du corps et rendent la lecture nettement plus sûre.

  1. Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
  2. Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
  3. Prélevez 2,0 ml d’eau bactériostatique — en deux passages avec une seringue de 1 ml, ou en une fois avec une seringue de 3 ml.
  4. Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre.
  5. Faites rouler doucement le flacon jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas : la mousse dénature le peptide.
  6. Étiquetez : date de reconstitution et concentration obtenue.
  7. Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière.

Protocole jour par jour

Voie sous-cutanée, une injection par jour, de préférence le matin — les effets rapportés sur la vigilance rendent une injection tardive contre-productive.

Titration semaine par semaine
PhaseDoseUnitésVolume
Semaines 1–2300 mcg6 UI0,06 ml
Semaines 3–4500 mcg10 UI0,10 ml
Semaines 5–6750 mcg15 UI0,15 ml
Semaines 7–12 (entretien)1 mg20 UI0,20 ml

La montée par paliers de deux semaines n’a rien de pharmacologique : elle sert à repérer une intolérance avant d’être à la dose haute. La dilution à 5 mg/ml rend cette progression lisible : 6, 10, 15 puis 20 unités.

Les protocoles qui circulent parlent de cycles de huit à douze semaines suivis d’une pause de durée équivalente. Aucune donnée ne fonde ce découpage — ni la durée, ni la nécessité de la pause. C’est une convention reprise des usages de musculation.

Ce qu’il faut prévoir

Flacons de 10 mg
Environ 36 mg sur 8 semaines (4 flacons), 60 mg sur 12 semaines (6 flacons)
Seringues de 30 unités (0,3 ml)
1 par jour, soit 7 par semaine, plus 1 par reconstitution
Eau bactériostatique
2,0 ml par flacon — 1 flacon de 10 ml couvre 5 flacons de produit
Tampons alcoolisés
2 par injection, soit 14 par semaine
Collecteur d'aiguilles
1, à faire reprendre en pharmacie

Comment ça agit

Le mécanisme décrit ci-dessous est celui du Semax, étudié depuis quarante ans. L’Adamax est supposé faire la même chose en mieux, mais cette partie-là n’est pas documentée.

Le Semax augmente l’expression du BDNF, le facteur neurotrophique dérivé du cerveau, et la sensibilité de son récepteur TrkB dans l’hippocampe. Le BDNF soutient la survie neuronale, la formation de synapses et la plasticité — d’où l’intérêt en récupération après un accident ischémique, qui est son indication réelle en Russie.

La molécule module par ailleurs les systèmes dopaminergique et sérotoninergique, et active les cascades cAMP/CREB impliquées dans la consolidation mnésique. C’est un profil de neuromodulateur plutôt que de stimulant.

Le groupement adamantane de l’Adamax est une modification classique en chimie médicinale : cette cage carbonée très lipophile augmente la pénétration cérébrale et ralentit la dégradation enzymatique. Le raisonnement est solide sur le principe. Ce qui manque, c’est la mesure.

Ce que montrent les études — et ce qu’elles ne montrent pas

Cette section est la plus importante de la page, parce que l’écart entre ce qui est affirmé sur l’Adamax et ce qui est publié est considérable.

  • Aucune étude publiée ne porte sur l’Adamax. Ni chez l’humain, ni chez l’animal. Une recherche sur PubMed ne renvoie rien sur cette molécule sous ce nom. Tout ce qui est écrit à son sujet est extrapolé du Semax.
  • L’affirmation d’une efficacité « deux à trois fois supérieure » au Semax n’a pas de source vérifiable. Elle est reprise de page en page sans référence. Nous ne la reproduisons pas.
  • Le Semax, en revanche, est bien documenté — mais par voie intranasale. C’est sa forme d’administration en Russie, où il est enregistré comme médicament. Les études cliniques sur l’accident vasculaire cérébral et l’atrophie optique portent sur des gouttes nasales, pas sur des injections sous-cutanées.
  • La voie sous-cutanée quotidienne est une convention du marché des peptides de recherche, pas un protocole étudié. Pour une molécule dont l’enjeu est d’atteindre le cerveau, la voie nasale n’est pas un détail : elle contourne partiellement la barrière hémato-encéphalique par le trajet olfactif.
  • Les doses de 300 mcg à 1 mg par jour ne dérivent d’aucune étude. Les protocoles russes intranasaux se comptent en centaines de microgrammes par jour, mais par une voie et une biodisponibilité différentes. Le rapprochement n’est pas justifiable.
  • Tolérance : les essais sur le Semax ne rapportent pas d’effet indésirable notable à court terme, et pas d’élévation de l’IGF-1. C’est rassurant sur la famille, sans rien dire de l’Adamax ni du long cours.

Notre lecture, dite franchement : si le mécanisme du Semax vous intéresse, le Semax lui-même a l’avantage d’exister dans la littérature. L’Adamax est un pari sur une modification chimique plausible mais non mesurée.

Technique d’injection

  • Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
  • Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
  • Pincez un pli cutané et piquez à 45°.
  • Pas d’aspiration en sous-cutané. Injectez lentement.
  • Attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille, sinon une partie de la dose reflue.
  • Changez de site à chaque injection.
  • Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.

Conservation

  • Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l’abri de la lumière. La poudre lyophilisée est stable ainsi pendant des mois ; le transport à température ambiante ne la dégrade pas.
  • Reconstitué : 2 à 8 °C, à utiliser dans les deux à quatre semaines.
  • Pas de congélation ni de recongélation d’une solution reconstituée : les cycles de gel et dégel dénaturent le peptide.
  • Une solution qui se trouble, se colore ou dans laquelle flottent des particules se jette.

Points de vigilance

  • Aucune donnée sur cette molécule précise. Ni animale, ni humaine. C’est le point qui devrait peser le plus dans votre décision.
  • La voie d’administration est discutable. La molécule mère s’utilise par le nez, et pour une bonne raison pharmacologique.
  • Injectez le matin. Les effets rapportés sur la vigilance perturbent le sommeil en fin de journée.
  • Ne remplissez pas la fiole à ras bord. 3,0 ml dans une fiole de 3 ml ne laisse aucune marge et donne une dilution avec laquelle plus aucune dose ne tombe sur une graduation.
  • Contre-indications de principe : grossesse, allaitement, épilepsie ou antécédent de convulsions, traitement psychotrope en cours.

Ce que cette page n’est pas

Une synthèse de littérature, à visée informative. L’Adamax n’est autorisé nulle part comme médicament et n’a fait l’objet d’aucune publication scientifique. Les produits vendus comme molécules de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.

Calculateur de reconstitution

seringue 1 ml · 100 UI
mg
ml
Seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités, remplie jusqu’à la dose calculée 0102030405060708090100 0

Le piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.

À prélever
10 UI
0,10 ml
Concentration
Une unité vaut
Doses par flacon

Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.

Questions fréquentes

Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 10 mg ?

2,0 ml, ce qui donne 5,0 mg/ml — soit 50 mcg par unité sur une seringue U-100. Toute la titration tombe alors sur des graduations entières.

Combien d'unités pour 500 mcg ?

10 unités, soit 0,10 ml, à la dilution recommandée.

Pourquoi pas 3 ml, comme le recommandent d'autres sites ?

Parce que la fiole fait 3 ml : elle serait pleine à ras bord, sans marge. Et 3 ml donnent 3,33 mg/ml, soit 33,3 mcg par unité — 750 mcg valent alors 22,5 unités, à arrondir à l'œil. C'est un calcul de recopie, pas d'usage.

Existe-t-il des études sur l'Adamax ?

Non, aucune, ni chez l'humain ni chez l'animal. Tout ce qui circule à son sujet est extrapolé du Semax. L'affirmation d'une efficacité « deux à trois fois supérieure » n'a aucune source vérifiable.

Quelle différence avec le Semax ?

L'Adamax porte un groupement adamantane, une cage carbonée lipophile censée améliorer le passage de la barrière hémato-encéphalique et la résistance aux enzymes. Le raisonnement chimique est classique ; la mesure n'existe pas. Le Semax, lui, est documenté depuis quarante ans.

Pourquoi injecter alors que le Semax se prend par le nez ?

Bonne question, et la littérature ne la tranche pas. Le Semax est enregistré en Russie sous forme de gouttes nasales, une voie qui atteint le cerveau par le trajet olfactif. La voie sous-cutanée quotidienne est une convention du marché des peptides de recherche.

À quel moment de la journée injecter ?

Le matin. Les effets rapportés sur la vigilance perturbent l'endormissement si l'injection est tardive.

Faut-il congeler le flacon lyophilisé ?

Non. Une poudre lyophilisée se conserve très bien entre 2 et 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière. La congélation n'apporte rien et multiplie les manipulations à risque.

Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?

Deux à quatre semaines au réfrigérateur, en estimation prudente. Aucune donnée de stabilité publiée n'existe pour cette molécule.

Sources

  1. Semax — structure, mécanisme et potentiel thérapeutique (revue de l'analogue ACTH(4–10))
  2. Dolotov et al., Journal of Neurochemistry, 2006 — Le Semax se fixe à des sites cérébraux spécifiques et augmente le BDNF dans le cerveau antérieur basal du rat
  3. Analogues de l'ACTH(4–10) — effets neuroprotecteurs et cognitifs
  4. Effets neuroprotecteurs du Semax dans les modèles d'ischémie cérébrale
  5. Tolérance clinique du Semax chez l'humain (voie intranasale)
  6. Modifications par groupement adamantane — stabilité peptidique et pénétration du système nerveux central
  7. Conservation des peptides reconstitués — température, lumière et cycles de gel-dégel

Données vérifiées le 10 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.

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