Cagrilintide (flacon 10 mg) : protocole de dosage
Protocole hebdomadaire pour un flacon de 10 mg : reconstitution à 2 ml pour 5 mg/ml, titration de 0,6 à 4,5 mg sans dépasser une seringue à insuline, fournitures et conservation.
Le cagrilintide s'utilise à raison de 0,6 à 4,5 mg une fois par semaine en sous-cutané, avec un doublement de la dose toutes les deux semaines. Un flacon de 10 mg reconstitué avec 2 ml d'eau bactériostatique donne 5,0 mg/ml : 1 unité d'une seringue U-100 vaut alors 50 mcg, et la dose d'entretien de 4,5 mg représente 90 unités — tout le protocole tient dans une seule seringue à insuline. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.
- Dose usuelle
- 0,6 à 4,5 mg par semaine
- Fréquence
- 1 × par semaine
- Cycle
- 12 à 16 semaines
- Demi-vie
- environ 160 à 195 h
Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.
- Reconstitution
- Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 0,6 à 4,5 mg par semaine, 1 × par semaine.
- Conservation
- Lyophilisé : −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Reconstitué : 2 à 8 °C, 30 jours maximum, sans recongélation.
Résumé du dosage
Le cagrilintide est un analogue à action prolongée de l’amyline, une hormone pancréatique co-sécrétée avec l’insuline. Les protocoles décrits par la littérature vont de 0,6 à 4,5 mg par semaine en sous-cutané, avec un doublement de la dose toutes les deux semaines.
Le flacon de 10 mg règle le problème principal de la contenance de 5 mg : à la bonne dilution, la dose d’entretien de 4,5 mg tient dans une seule seringue à insuline. Plus de seringue de 3 ml à sortir en phase d’entretien.
- Reconstitution
- Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 0,6 à 4,5 mg par semaine, 1 × par semaine.
- Conservation
- Lyophilisé : −20 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité. Reconstitué : 2 à 8 °C, 30 jours maximum, sans recongélation.
Un point de vocabulaire avant d’aller plus loin : « unité » ne veut pas dire « microgramme ». Sur une seringue à insuline U-100, une unité correspond à un centième de millilitre. La quantité de peptide contenue dans cette unité dépend entièrement de la concentration de votre flacon — d’où l’importance de noter la dilution sur l’étiquette.
Reconstitution du flacon de 10 mg
Deux millilitres d’eau bactériostatique dans un flacon de 10 mg donnent 5,0 mg/ml. C’est la dilution que nous recommandons, et le calcul derrière est simple : à cette concentration, la dose d’entretien de 4,5 mg représente 0,90 ml, soit 90 unités. Tout le protocole, du premier palier au dernier, tient dans une seringue à insuline standard.
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
- Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
- Prélevez 2,0 ml d’eau bactériostatique — en deux fois si votre seringue fait 1 ml.
- Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre : la mousse dégrade le peptide.
- Faites rouler doucement le flacon entre les doigts jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas.
- Étiquetez immédiatement : date de reconstitution et concentration obtenue.
- Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière. Utilisation dans les 30 jours.
À jeter sans hésiter si la solution devient trouble, si des particules apparaissent, ou si la chaîne du froid a été rompue plus de quelques heures.
La variante à 3 ml, et pourquoi nous ne la conseillons pas ici
Trois millilitres donnent 3,33 mg/ml, une dilution plus douce qui rend les petits paliers plus faciles à mesurer : 18 unités pour 0,6 mg au lieu de 12. L’ennui apparaît au palier d’entretien — 4,5 mg deviennent 1,35 ml, soit 135 unités, au-delà de la capacité d’une seringue à insuline. On perd précisément l’avantage pour lequel on a choisi le flacon de 10 mg.
Cette dilution garde un intérêt dans un cas : si votre protocole s’arrête à 2,4 mg par semaine et ne va pas jusqu’à l’entretien complet.
| Dose | À 5,0 mg/ml (2 ml) | À 3,33 mg/ml (3 ml) |
|---|---|---|
| 0,6 mg | 12 UI — 0,12 ml | 18 UI — 0,18 ml |
| 1,2 mg | 24 UI — 0,24 ml | 36 UI — 0,36 ml |
| 2,4 mg | 48 UI — 0,48 ml | 72 UI — 0,72 ml |
| 4,5 mg | 90 UI — 0,90 ml | 135 UI — 1,35 ml, hors capacité |
Titration semaine par semaine
Voie sous-cutanée, une injection par semaine, toujours le même jour. Le principe est simple : on double la dose toutes les deux semaines jusqu’au palier d’entretien, et on ne monte que si le palier précédent a été bien toléré.
| Phase | Dose | Unités | Volume |
|---|---|---|---|
| Semaines 1–2 | 0,6 mg | 12 UI | 0,12 ml |
| Semaines 3–4 | 1,2 mg | 24 UI | 0,24 ml |
| Semaines 5–6 | 2,4 mg | 48 UI | 0,48 ml |
| Semaines 7–16 (entretien) | 4,5 mg | 90 UI | 0,90 ml |
La logique de la montée en dose
- Démarrage : 0,6 mg pendant deux semaines, uniquement pour évaluer la tolérance digestive.
- Escalade : doublement toutes les deux semaines, 0,6 → 1,2 → 2,4 → 4,5 mg.
- Entretien : 4,5 mg par semaine à partir de la septième ou huitième semaine.
- En cas d’intolérance : on reste au palier en cours deux semaines de plus au lieu de monter. Reculer d’un palier vaut mieux qu’abandonner.
Ce qu’il faut prévoir
Estimation pour un cycle de 8, 12 ou 16 semaines avec la titration ci-dessus. Compter le matériel avant de commencer évite de se retrouver à court en pleine phase d’entretien.
- Flacons de 10 mg
- 8 semaines ≈ 2 flacons · 12 semaines ≈ 4 · 16 semaines ≈ 6
- Seringues U-100
- 1 par injection, plus 2 par reconstitution
- Eau bactériostatique
- 2,0 ml par flacon, soit 1 à 2 flacons de 10 ml
- Tampons alcoolisés
- 2 par semaine — une boîte de 100 couvre tout le cycle
- Collecteur d'aiguilles
- 1, à faire reprendre en pharmacie
Un flacon de 10 mg reconstitué à 5,0 mg/ml fournit deux doses d’entretien de 4,5 mg, consommées en deux semaines — largement dans la fenêtre de conservation de trente jours. Sur les premiers paliers, un seul flacon couvre plusieurs semaines : vérifiez simplement que le reste sera utilisé dans le délai.
Comment ça agit
L’amyline naturelle est co-sécrétée avec l’insuline par les cellules bêta du pancréas. Elle ralentit la vidange gastrique, freine la sécrétion de glucagon après un repas et participe au signal de satiété. Le cagrilintide reproduit cette action en se fixant sur les récepteurs amylinergiques du tronc cérébral, avec une durée d’action très allongée par sa chaîne lipidique.
Concrètement, la sensation de faim diminue et les repas se terminent plus tôt. C’est aussi ce mécanisme qui explique le profil d’effets indésirables : nausées, ballonnements, constipation ou diarrhée, plus marqués les premiers jours suivant chaque augmentation de dose.
Ce que montrent les études
- En monothérapie : dans l’essai de phase 2 publié dans The Lancet, la dose de 4,5 mg hebdomadaire a produit une perte de poids d’environ 10,8 % sur 26 semaines, contre 3,0 % sous placebo.
- Effet dose-dépendant : les paliers de 2,4 et 4,5 mg se détachent nettement des doses basses.
- En association : combiné au sémaglutide (association connue sous le nom de CagriSema), les essais de phase 3 REDEFINE ont rapporté environ 20 % de perte de poids à 68 semaines.
- Tolérance : les effets indésirables sont majoritairement digestifs, d’intensité légère à modérée, et s’atténuent avec le temps. La titration progressive est le principal levier pour les limiter.
Technique d’injection
- Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
- Pincez un pli cutané et piquez à 45 ou 90° dans le tissu sous-cutané.
- Injectez lentement et régulièrement, sans aspiration préalable.
- Attendez cinq à dix secondes avant de retirer l’aiguille.
- Changez de site chaque semaine — abdomen, cuisses, arrière des bras — pour éviter les lipohypertrophies.
- Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.
Conservation
- Lyophilisé : −20 °C, au sec, à l’abri de la lumière. La poudre est stable longtemps dans ces conditions.
- Reconstitué : 2 à 8 °C, 30 jours maximum. Pas de recongélation : les cycles gel-dégel dégradent le peptide.
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant chaque ouverture, pour limiter la condensation à l’intérieur.
Ce que cette page n’est pas
Une synthèse de littérature, à visée informative. Le cagrilintide est un produit de recherche : il n’est pas destiné à la consommation humaine et ne dispose d’aucune autorisation de mise sur le marché en France à ce titre. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.
Calculateur de reconstitution
seringue 1 ml · 100 UILe piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.
- Concentration
- —
- Une unité vaut
- —
- Doses par flacon
- —
Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.
Questions fréquentes
Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 10 mg ?
2,0 ml, ce qui donne 5,0 mg/ml. À cette concentration, 1 unité d'une seringue U-100 vaut 50 mcg.
Pourquoi préférer un flacon de 10 mg à un flacon de 5 mg ?
À 5,0 mg/ml, la dose d'entretien de 4,5 mg représente 90 unités : elle tient dans une seringue à insuline. Avec un flacon de 5 mg reconstitué à 3 ml, la même dose demande 270 unités et une seringue de 3 ml.
Combien d'unités pour une dose de 4,5 mg ?
90 unités, soit 0,90 ml, avec la dilution recommandée de 2 ml.
Faut-il plutôt reconstituer avec 3 ml ?
Seulement si votre protocole s'arrête à 2,4 mg. À 3,33 mg/ml, la dose de 4,5 mg dépasse la capacité d'une seringue à insuline.
Combien de temps se conserve un flacon reconstitué ?
30 jours au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, sans recongélation.
Sources
- Lau et al., The Lancet, 2021 — Cagrilintide hebdomadaire, essai de phase 2
- Enebo et al., The Lancet, 2021 — Cagrilintide + sémaglutide, phase 1b
- REDEFINE 1, New England Journal of Medicine, 2025 — CagriSema chez l'adulte en surpoids ou obèse
- Kruse et al., J Med Chem, 2021 — Développement du cagrilintide, analogue à longue durée d'action
- Boyle et al., Physiol Rev — Rôle de l'amyline dans le contrôle de la satiété
Données vérifiées le 8 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.