CJC-1295 NO DAC (flacon 5 mg) : protocole de dosage
Protocole quotidien pour un flacon de 5 mg : reconstitution à 2 ml pour 2,5 mg/ml, 25 mcg par unité — la seule dilution qui tienne dans une fiole de 3 ml et donne des unités entières.
Le CJC-1295 NO DAC s'utilise entre 100 et 300 mcg par jour en sous-cutané, au coucher, avec une montée progressive. Les flacons de 5 mg sont des fioles de 3 ml : on ne peut pas y mettre plus d'eau que cela. Reconstitué avec 2 ml d'eau bactériostatique, le flacon donne 2,5 mg/ml, soit 25 mcg par unité sur une seringue U-100 — 100 mcg = 4 unités, 300 mcg = 12 unités. Des seringues de 30 unités rendent ces petits volumes bien plus lisibles. Attention à ne pas confondre avec la version avec DAC, qui s'injecte une à deux fois par semaine à des doses dix fois supérieures. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.
- Dose usuelle
- 100 à 300 mcg par jour
- Fréquence
- 1 × par jour, au coucher
- Cycle
- 8 à 12 semaines
- Demi-vie
- environ 30 minutes
Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.
- Reconstitution
- Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 2,50 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 25,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 100 à 300 mcg par jour, 1 × par jour, au coucher.
- Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité — la poudre sèche tolère plusieurs semaines à température ambiante. Reconstitué : 2 à 8 °C, quatre semaines maximum, sans congélation — aucune donnée de stabilité publiée.
Résumé du dosage
Le CJC-1295 NO DAC — que la littérature appelle plus justement Modified GRF (1-29) ou Mod GRF — est un analogue raccourci de la GHRH, l’hormone qui commande à l’hypophyse la libération d’hormone de croissance. Sa demi-vie est de l’ordre de trente minutes : il produit une pulsation courte, non un plateau. C’est ce qui impose une injection quotidienne, le soir.
Les protocoles documentés se situent entre 100 et 300 mcg par jour en sous-cutané, avec une montée progressive. Le flacon de 5 mg est le format le plus polyvalent pour cette molécule : il se consomme sans reste dans la fenêtre de conservation, et il autorise la seule dilution qui donne des unités entières sur toute la titration.
- Reconstitution
- Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 2,50 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 25,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 100 à 300 mcg par jour, 1 × par jour, au coucher.
- Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l'abri de la lumière et de l'humidité — la poudre sèche tolère plusieurs semaines à température ambiante. Reconstitué : 2 à 8 °C, quatre semaines maximum, sans congélation — aucune donnée de stabilité publiée.
NO DAC et avec DAC ne se dosent pas de la même façon. La version avec DAC (Drug Affinity Complex) se fixe à l’albumine et tient plusieurs jours : elle s’injecte une à deux fois par semaine, à des doses de l’ordre du milligramme. La version NO DAC agit en trente minutes et s’injecte chaque jour, à des doses de l’ordre de la centaine de microgrammes. Confondre les deux, c’est se tromper d’un facteur dix. Vérifiez ce qui est écrit sur votre flacon avant de calculer quoi que ce soit.
Reconstitution du flacon de 5 mg
Un point pratique avant tout calcul : ces flacons sont des fioles de 3 ml. On ne peut donc pas y verser cinq millilitres d’eau, contrairement à ce qu’on lit parfois sur des pages recopiées les unes des autres. Le volume utile plafonne autour de 2,5 ml, et il est plus sûr de garder une marge.
Nous recommandons 2,0 ml d’eau bactériostatique, pour une raison arithmétique. On obtient 2,5 mg/ml, soit 25 mcg par unité sur une seringue à insuline U-100 : toute la titration tombe alors sur des graduations entières, sans jamais une demi-unité à estimer à l’œil.
| Dose visée | Unités U-100 | Volume |
|---|---|---|
| 100 mcg | 4 UI | 0,04 ml |
| 150 mcg | 6 UI | 0,06 ml |
| 200 mcg | 8 UI | 0,08 ml |
| 250 mcg | 10 UI | 0,10 ml |
| 300 mcg | 12 UI | 0,12 ml |
Les autres volumes se lisent moins bien. À 2,5 ml on obtient 2,0 mg/ml, soit 20 mcg par unité : 150 mcg valent alors 7,5 unités et 250 mcg 12,5 unités — deux paliers sur cinq deviennent des demi-graduations. À 3,0 ml, c’est-à-dire fiole pleine à ras bord, la concentration tombe à 1,67 mg/ml et une unité vaut 16,7 mcg : plus une seule dose ronde.
En revanche les volumes à prélever sont petits, de 4 à 12 unités. Sur une seringue de 1 ml, ces graduations sont serrées. Des seringues de 30 unités (0,3 ml) étalent la même dose sur toute la longueur du corps et rendent la lecture nettement plus sûre : c’est le seul accessoire sur lequel il ne faut pas économiser pour cette molécule.
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
- Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
- Prélevez 2,0 ml d’eau bactériostatique — en deux passages avec une seringue de 1 ml, ou en une fois avec une seringue de 3 ml.
- Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre : la mousse dégrade le peptide.
- Faites rouler doucement le flacon entre les doigts jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas.
- Étiquetez immédiatement : date de reconstitution et concentration obtenue.
- Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière.
Protocole jour par jour
Voie sous-cutanée, une injection par jour, au coucher. Le pic naturel de GH survient pendant les premières heures de sommeil profond : injecter le soir revient à amplifier une pulsation déjà présente plutôt qu’à en créer une à contretemps. À jeun depuis deux heures au moins, la réponse est meilleure — un repas riche en glucides ou en lipides émousse la libération de GH.
| Phase | Dose | Unités | Volume |
|---|---|---|---|
| Semaines 1–2 | 100 mcg | 4 UI | 0,04 ml |
| Semaines 3–4 | 150 mcg | 6 UI | 0,06 ml |
| Semaines 5–6 | 200 mcg | 8 UI | 0,08 ml |
| Semaines 7–12 (entretien) | 250 à 300 mcg | 10 à 12 UI | 0,10 à 0,12 ml |
La logique du protocole
- Semaines 1–2 : 100 mcg par jour, uniquement pour repérer les réactions au point d’injection, les bouffées de chaleur et les céphalées.
- Semaines 3–4 : 150 mcg par jour.
- Semaines 5–6 : 200 mcg par jour.
- Semaines 7–12 : 250 à 300 mcg par jour, le palier d’entretien des protocoles courants.
- Durée : 8 à 12 semaines, prolongeables à 16. Au-delà, aucune donnée ne dit ce qu’il advient de la sensibilité hypophysaire.
- Régularité : le facteur limitant réel. Une injection quotidienne à heure fixe pendant trois mois demande une organisation que les peptides hebdomadaires n’exigent pas.
La dilution à 2,5 mg/ml est précisément ce qui rend cette montée par paliers de 50 mcg praticable : 4, 6, 8, 10 puis 12 unités, deux unités d’écart à chaque palier. Une dilution plus poussée n’entrerait pas dans la fiole ; une dilution moindre transformerait la moitié des paliers en demi-unités.
Ce qu’il faut prévoir
Un flacon de 5 mg contient 5 000 mcg. À 150 mcg par jour, cela représente trente-trois doses ; à 200 mcg, vingt-cinq ; à 300 mcg, seize. La solution reconstituée se conservant environ quatre semaines au réfrigérateur, le format tombe juste sur toute la fourchette de doses : vous finissez le flacon avant la fin de la fenêtre, sans rien jeter.
C’est le vrai avantage de ce conditionnement, et il est plus économique qu’il n’y paraît.
- Flacons de 5 mg
- À 200 mcg/jour : 8 semaines ≈ 3 flacons · 12 semaines ≈ 4 · 16 semaines ≈ 5 (un flacon ≈ 25 doses)
- Seringues de 30 unités (0,3 ml)
- 1 par jour, soit 7 par semaine, plus 1 par reconstitution
- Eau bactériostatique
- 2,0 ml par flacon — 1 flacon de 10 ml couvre 8 à 16 semaines
- Tampons alcoolisés
- 2 par jour — 2 boîtes de 100 sur 8 semaines, 3 sur 16
- Collecteur d'aiguilles
- 1, à faire reprendre en pharmacie
Il n’existe pas de bonne façon de fractionner la poudre lyophilisée à la maison : elle est répartie de façon irrégulière dans le flacon et toute manipulation à sec compromet la stérilité. Le seul arbitrage possible se fait au moment de la commande, en choisissant le format qui correspond à la dose que vous visez réellement.
La règle simple : jusqu’à 200 mcg par jour, le flacon de 5 mg. À 250–300 mcg par jour, le flacon de 10 mg couvre un mois entier et devient le format à choisir.
Comment ça agit
Le Mod GRF (1-29) reprend les vingt-neuf premiers acides aminés de la GHRH — la portion qui suffit à activer le récepteur — avec quatre substitutions (D-Ala2, Gln8, Ala15, Leu27) qui le protègent de la dégradation par la DPP-4 et les peptidases plasmatiques. Sans ces modifications, la GHRH naturelle est détruite en quelques minutes.
En se fixant sur les récepteurs GHRH des cellules somatotropes de l’hypophyse, il déclenche la synthèse et la libération d’hormone de croissance endogène. La différence avec une injection de GH exogène est structurelle : la boucle de rétrocontrôle reste intacte, la somatostatine continue de freiner quand il faut, et la sécrétion garde son caractère pulsatile. On ne remplace pas l’hormone, on demande à l’hypophyse d’en produire — ce qui plafonne mécaniquement l’effet à la capacité de production de la glande.
La demi-vie courte est ici une caractéristique et non un défaut : elle produit une pulsation nette qui se referme, ce qui ressemble davantage au fonctionnement physiologique qu’une stimulation continue.
Ce que montrent les études — et ce qu’elles ne montrent pas
Cette section demande une précision que la plupart des pages sur le sujet escamotent.
- Les essais humains publiés sous le nom « CJC-1295 » portent sur la version avec DAC, pas sur celle-ci. Chez l’adulte sain, une injection unique a élevé la GH et maintenu l’IGF-1 pendant plusieurs jours, de façon dose-dépendante. Ces résultats ne se transposent pas au format NO DAC, dont le profil pharmacocinétique est entièrement différent.
- Sur le Mod GRF (1-29) lui-même, il n’existe pas d’essai clinique publié. Ce que l’on sait vient de deux sources indirectes : la pharmacologie de la GHRH (1-29) non modifiée — la sermoréline, qui a été un médicament autorisé — et les études sur les analogues de la GHRH en général.
- La sécrétion reste pulsatile sous stimulation GHRH prolongée, y compris continue : la boucle de rétrocontrôle n’est pas abolie. C’est l’argument central en faveur de cette classe de molécules.
- Les effets sur la composition corporelle observés avec les analogues de la GHRH — baisse de la masse grasse, hausse de la masse maigre — sont réels mais modestes, et mesurés sur des populations cliniques précises (déficit en GH, lipodystrophie du VIH), pas sur des sujets sains cherchant à optimiser une récupération.
- Tolérance : réactions au point d’injection, bouffées de chaleur transitoires, céphalées. Les analogues de la GHRH élèvent l’IGF-1 : la question de la glycémie et celle de la stimulation de tissus proliférants ne sont pas résolues sur le long terme, faute d’études longues.
Ce qui manque, en une phrase : aucune donnée de sécurité au-delà de quelques mois, aucune donnée du tout sur cette forme précise chez l’humain, et aucune information de prescription officielle à laquelle se référer.
Technique d’injection
- Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
- Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
- Pincez un pli cutané et piquez à 45° — les volumes sont très faibles et une aiguille courte de 4 à 6 mm suffit largement.
- Pas d’aspiration en sous-cutané. Injectez lentement, attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille.
- Changez de site à chaque injection. En quotidien sur trois mois, une rotation systématique est indispensable.
- Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.
Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l’abri de la lumière et de l’humidité. La poudre sèche est stable plusieurs semaines à température ambiante, ce qui rend l’expédition sans glace parfaitement acceptable.
- Reconstitué : 2 à 8 °C, à consommer dans les quatre semaines. Aucune donnée de stabilité publiée n’existe pour cette molécule reconstituée — c’est une estimation prudente, pas une garantie.
- Pas de congélation de la solution reconstituée : les cycles gel-dégel dégradent le peptide.
- Une solution devenue trouble, colorée, ou dans laquelle flottent des particules, se jette.
Points de vigilance
- Le facteur dix : la confusion avec la version DAC est l’erreur la plus fréquente et la plus grossière sur cette molécule. Relisez l’étiquette.
- IGF-1 : la stimulation GH étant soutenue, un contrôle périodique est la mesure de bon sens minimale.
- Glycémie : l’hormone de croissance s’oppose à l’action de l’insuline. Une hausse de la glycémie à jeun est possible, et mérite attention en cas de trouble glycémique préexistant.
- Contre-indications de principe : cancer évolutif ou antécédent récent, grossesse et allaitement, rétinopathie diabétique proliférante.
- Syndrome du canal carpien, œdèmes, arthralgies : effets classiques de l’élévation de la GH, dose-dépendants et réversibles à la baisse de dose.
Ce que cette page n’est pas
Une synthèse de littérature, à visée informative. Le CJC-1295 NO DAC n’est autorisé nulle part comme médicament et n’a fait l’objet d’aucun essai clinique publié sous cette forme. Les produits vendus comme peptides de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.
Calculateur de reconstitution
seringue 1 ml · 100 UILe piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.
- Concentration
- —
- Une unité vaut
- —
- Doses par flacon
- —
Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.
Questions fréquentes
Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 5 mg ?
2,0 ml. Ces fioles font 3 ml : au-delà de 2,5 ml on ne peut plus rien ajouter. À 2 ml, on obtient 2,5 mg/ml, soit 25 mcg par unité sur une seringue U-100.
Combien d'unités pour 200 mcg ?
8 unités, soit 0,08 ml, à la dilution recommandée.
Pourquoi pas 3 ml, puisque la fiole en fait 3 ?
Parce qu'une fiole remplie à ras bord ne laisse aucune marge, et surtout parce que 3 ml donnent 1,67 mg/ml : une unité vaut alors 16,7 mcg et plus aucune dose ne tombe sur une graduation entière.
Les volumes sont très petits, comment les mesurer ?
Avec des seringues de 30 unités (0,3 ml) plutôt que de 100 unités. Les graduations y sont trois fois plus espacées pour la même dose.
Quelle différence avec le CJC-1295 avec DAC ?
La version DAC se fixe à l'albumine et tient plusieurs jours : une à deux injections par semaine, à des doses de l'ordre du milligramme. La version NO DAC agit en trente minutes : une injection par jour, en microgrammes. Les deux protocoles ne sont pas interchangeables.
Pourquoi injecter le soir ?
Le pic naturel de GH survient pendant les premières heures de sommeil profond. Injecter au coucher amplifie une pulsation déjà présente. À jeun depuis deux heures, la réponse est meilleure.
Faut-il prendre le 5 mg ou le 10 mg ?
Le 5 mg permet une titration fine (25 mcg par unité) et se termine dans la fenêtre de conservation jusqu'à 200 mcg par jour. Au-delà, le flacon de 10 mg couvre un mois entier, mais avec une graduation deux fois plus grossière.
Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?
Quatre semaines au réfrigérateur, en estimation prudente. Aucune donnée de stabilité publiée n'existe pour cette molécule : ce n'est pas une garantie.
Sources
- Teichman et al., J Clin Endocrinol Metab, 2006 — Stimulation prolongée de la GH et de l'IGF-1 par le CJC-1295 (version DAC) chez l'adulte sain
- Ionescu & Frohman, J Clin Endocrinol Metab, 2006 — La sécrétion de GH reste pulsatile sous stimulation GHRH continue
- Alba et al., 2006 — CJC-1295 en administration quotidienne chez la souris invalidée pour la GHRH
- Sermoréline (GHRH 1-29) — littérature sur l'analogue non modifié, seule forme de GRF (1-29) ayant eu une autorisation de mise sur le marché
- Analogues de la GHRH — revue des effets sur la GH, l'IGF-1 et la composition corporelle
Données vérifiées le 9 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.