5-Amino-1MQ (flacon 5 mg) : protocole de dosage
Reconstitution à 1 ml pour 5 mg/ml, 50 mcg par unité — et l'information principale : un flacon de 5 mg ne couvre qu'une à deux journées aux doses qui circulent.
Les protocoles injectables de 5-Amino-1MQ qui circulent indiquent 2,5 à 5 mg par jour en sous-cutané, en une ou deux prises. Un flacon de 5 mg reconstitué avec 1 ml d'eau bactériostatique donne 5 mg/ml : une unité de seringue U-100 vaut 50 mcg, donc 2,5 mg = 50 unités et 5 mg = 100 unités, soit une seringue entière. Attention : à ces doses, un flacon de 5 mg ne couvre qu'une à deux journées. Aucun essai clinique humain n'a été publié sur cette molécule, et le chiffre de 2,5–5 mg ne dérive pas des études animales. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.
- Dose usuelle
- 2,5 à 5 mg par jour
- Fréquence
- 1 à 2 × par jour
- Cycle
- aucune durée établie
- Demi-vie
- 4 à 7 heures (mesurée chez le rongeur)
Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.
- Reconstitution
- Ajouter 1,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 2,5 à 5 mg par jour, 1 à 2 × par jour.
- Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière — petite molécule, bien plus stable qu'un peptide. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines — sans objet ici, le flacon part en un à deux jours.
Résumé du dosage
Le 5-Amino-1MQ est un inhibiteur de la NNMT, l’enzyme qui consomme la nicotinamide pour la méthyler. En bloquant cette enzyme, la molécule laisse davantage de nicotinamide disponible pour la synthèse du NAD+ — c’est le mécanisme qui lui vaut son intérêt en recherche sur le tissu adipeux.
Les protocoles injectables qui circulent parlent de 2,5 à 5 mg par jour en sous-cutané. Il faut dire d’emblée d’où vient ce chiffre : de nulle part de vérifiable. Aucun essai humain n’a été publié sur cette molécule, sous aucune forme.
- Reconstitution
- Ajouter 1,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 2,5 à 5 mg par jour, 1 à 2 × par jour.
- Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière — petite molécule, bien plus stable qu'un peptide. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines — sans objet ici, le flacon part en un à deux jours.
Ce n’est pas un peptide. Le 5-Amino-1MQ (5-amino-1-méthylquinolinium) est une petite molécule de synthèse, un sel de quinolinium. Il est vendu à côté des peptides et souvent rangé avec eux, mais il n’en partage ni la structure, ni la fragilité. Cette distinction a deux conséquences pratiques : la conservation est bien moins délicate qu’avec un peptide, et la molécule est active par voie orale — ce qui rend le choix de l’injection discutable, comme nous l’expliquons plus bas.
Le problème de ce format, avant tout le reste
Autant le dire tout de suite, parce que c’est l’information la plus utile de cette page : un flacon de 5 mg couvre une à deux journées.
À 5 mg par jour, le flacon est vide au bout d’une seule injection. À 2,5 mg par jour, il en couvre deux. Une semaine de protocole demanderait quatre flacons, un mois quatorze. Ce n’est pas un format de protocole, c’est un format d’essai — de quoi vérifier qu’on tolère le produit avant de commander sérieusement.
Pour toute durée réelle, le flacon de 50 mg est le seul choix raisonnable : il couvre dix à vingt jours, et le prix au milligramme n’a rien à voir. Nous vous le disons alors que nous aurions tout intérêt à vendre les deux.
Reconstitution du flacon de 5 mg
Ces flacons sont des fioles de 3 ml. Comme la dose journalière représente ici une part énorme du flacon, la logique de dilution est inversée par rapport à un peptide dosé en microgrammes : il faut peu d’eau, pas beaucoup.
Nous recommandons 1,0 ml d’eau bactériostatique. On obtient 5,0 mg/ml, soit 50 mcg par unité sur une seringue à insuline U-100 :
| Dose visée | Unités U-100 | Volume |
|---|---|---|
| 2,5 mg | 50 UI | 0,50 ml |
| 5 mg | 100 UI | 1,00 ml |
Vous lisez bien : à 5 mg, c’est une seringue entière. C’est un volume important pour une injection sous-cutanée — la tolérance devient limitante bien avant la pharmacologie. Deux prises de 0,50 ml passent nettement mieux qu’une de 1,00 ml, et cette répartition a de toute façon un autre argument pour elle (voir plus bas).
Diluer davantage n’aide pas : à 2,0 ml, 2,5 mg deviennent une seringue pleine et 5 mg en demandent deux. La contrainte n’est pas la lecture des graduations, elle est le volume injectable.
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
- Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
- Prélevez 1,0 ml d’eau bactériostatique avec une seringue stérile.
- Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon.
- Faites rouler doucement le flacon jusqu’à obtenir une solution limpide. On ne secoue pas.
- Étiquetez : date de reconstitution et concentration obtenue.
- Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière.
Protocole
Voie sous-cutanée. Les protocoles qui circulent démarrent à 2,5 mg pour évaluer la tolérance, puis passent à 5 mg par jour, en une ou deux prises.
| Phase | Dose | Unités | Volume |
|---|---|---|---|
| Jours 1–2 (tolérance) | 2,5 mg | 50 UI | 0,50 ml |
| Jours 3 et suivants | 5 mg | 100 UI | 1,00 ml |
| Variante en deux prises | 2,5 mg matin et soir | 50 UI × 2 | 0,50 ml × 2 |
Pourquoi deux prises plutôt qu’une
La demi-vie plasmatique mesurée chez le rongeur est courte, de l’ordre de quatre à sept heures. Une prise unique laisse donc une grande partie de la journée sans inhibition de l’enzyme. Deux prises espacées maintiennent une exposition plus continue — et accessoirement divisent par deux le volume de chaque injection, ce qui n’est pas négligeable à ce dosage.
C’est un raisonnement pharmacocinétique, pas un résultat d’étude : personne n’a comparé une prise à deux chez l’humain.
Ce qu’il faut prévoir
- Flacons de 5 mg
- À 5 mg/jour : 1 flacon par jour — 7 pour une semaine, 28 pour un mois
- Seringues U-100 (1 ml)
- 1 par injection, soit 1 à 2 par jour
- Eau bactériostatique
- 1,0 ml par flacon — 1 flacon de 10 ml pour 10 flacons de produit
- Tampons alcoolisés
- 2 par injection
- Collecteur d'aiguilles
- 1, à faire reprendre en pharmacie
- À noter
- Aux doses qui circulent, ce format ne convient qu'à un essai de quelques jours. Pour un protocole, voir le flacon de 50 mg.
Le calcul est sans détour : à 5 mg par jour, chaque journée consomme un flacon. C’est la raison pour laquelle nous ne recommandons ce format que pour un premier essai de quelques jours.
Comment ça agit
La NNMT (nicotinamide N-méthyltransférase) méthyle la nicotinamide — la vitamine B3 — en utilisant la S-adénosylméthionine comme donneur de méthyle. La nicotinamide ainsi consommée n’est plus disponible pour la voie de récupération qui produit le NAD+.
Dans le tissu adipeux des modèles animaux obèses, cette enzyme est surexprimée. L’hypothèse de travail est donc simple : l’inhiber épargne la nicotinamide, remonte le NAD+ intracellulaire et réactive les voies dépendantes du NAD+ — dont SIRT1, impliquée dans la biogenèse mitochondriale et l’oxydation des graisses.
Le 5-Amino-1MQ a été conçu pour cela : c’est un inhibiteur sélectif, et surtout perméable aux membranes cellulaires, ce qui lui permet d’atteindre une enzyme cytosolique. Cette perméabilité explique aussi son activité par voie orale.
Ce que montrent les études — et ce qu’elles ne montrent pas
Cette section mérite d’être lue avant de commander quoi que ce soit.
- Aucun essai clinique humain n’a été publié. Ni phase 1, ni phase 2. Il n’existe aucune donnée de dose, d’efficacité ou de sécurité chez l’humain.
- Les travaux fondateurs portent sur la souris. L’invalidation de la NNMT protège la souris de l’obésité induite par un régime riche en graisses. C’est ce résultat, publié dans Nature en 2014, qui a lancé le champ.
- L’étude princeps sur la molécule elle-même est une étude murine de 2018, qui a administré 20 mg/kg par voie sous-cutanée, trois fois par jour, pendant onze jours, chez des souris obèses. Elle rapporte une perte de masse grasse sans réduction de la prise alimentaire.
- Les doses humaines qui circulent ne dérivent pas de cette étude. Vingt milligrammes par kilo trois fois par jour n’ont aucun rapport avec 2,5 à 5 mg par jour chez un adulte de 75 kg. Le chiffre de 2,5–5 mg est une convention commerciale, pas une extrapolation documentée. Nous le publions parce que c’est ce que les gens cherchent, en indiquant qu’il ne repose sur rien.
- La molécule est orale. Une étude de pharmacocinétique a mesuré sa biodisponibilité par voie orale chez le rongeur, et l’essentiel du marché la vend en gélules à des dosages sans commune mesure avec la voie injectable. Personne n’a comparé les deux voies chez l’humain. Choisir l’injection pour une molécule active par la bouche est un choix qui demanderait une justification que la littérature ne fournit pas.
- Tolérance : les rapports d’usage mentionnent des céphalées légères, une nervosité passagère et des réactions au point d’injection. Aucune étude ne les quantifie. La sécurité au long cours est entièrement inconnue.
Poudre injectable ou gélules ?
La question mérite d’être posée avant le dosage, parce que la même molécule est vendue sous les deux formes — et que les doses annoncées n’ont rien à voir.
Notre partenaire propose une version en gélules, dosées à 50 mg, à côté de la poudre à reconstituer. Comparez : 50 mg par gélule par voie orale, contre 2,5 à 5 mg par injection. Un facteur dix à vingt pour la même molécule.
Une partie de l’écart s’explique — une molécule avalée subit l’absorption intestinale puis le premier passage hépatique, ce qui en détruit toujours une fraction. Mais personne n’a mesuré cette fraction chez l’humain, et aucune étude n’a comparé les deux voies. Autrement dit, le facteur de conversion entre 50 mg oraux et 5 mg injectés n’existe nulle part dans la littérature : ce sont deux conventions commerciales indépendantes, chacune posée sans donnée.
Ce qui départage les deux formats en pratique :
- Les gélules suppriment la reconstitution, le calcul de dilution, le volume injecté et le risque de contamination. Le dosage est fixe, donc non ajustable.
- La poudre permet de choisir sa dose au demi-milligramme près et de fractionner la journée. C’est aussi la voie qu’utilisait l’étude murine de référence — le seul argument littéraire en sa faveur, à condition d’accepter qu’un protocole murin ne se transpose pas.
Notre lecture, dite franchement : si votre intérêt est le mécanisme et non la performance d’un protocole, les gélules évitent une série de manipulations à risque pour un bénéfice non démontré. La poudre injectable se justifie si vous tenez à contrôler la dose exacte.
Technique d’injection
- Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
- Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
- Pincez un pli cutané et piquez à 45°.
- Pas d’aspiration en sous-cutané. Injectez lentement : à ces volumes, une injection rapide pique franchement, la structure quinolinium étant irritante.
- Attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille, sinon une partie de la dose reflue.
- Changez de site à chaque injection, a fortiori avec des volumes de 0,5 à 1 ml.
- Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.
Conservation
C’est ici que la nature non peptidique de la molécule change tout : elle est bien plus stable qu’un peptide, et n’exige pas les mêmes précautions.
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l’abri de la lumière. Le transport à température ambiante ne pose pas de problème.
- Reconstitué : 2 à 8 °C, à utiliser dans les deux à quatre semaines. Avec ce format, la question ne se pose guère : le flacon est consommé en un ou deux jours.
- Une solution qui se colore, se trouble ou dans laquelle flottent des particules se jette.
Points de vigilance
- Le volume injecté : 1 ml en sous-cutané est un volume élevé. Fractionner en deux prises est la solution pratique.
- Aucune donnée humaine : ni dose, ni durée, ni sécurité. C’est le point le plus important de cette page.
- La voie orale existe et est documentée chez l’animal. Si vous vous intéressez à cette molécule, la question du choix de la voie mérite d’être posée avant celle du dosage.
- Interaction avec le métabolisme des méthyles : la NNMT consomme de la S-adénosylméthionine. Inhiber durablement une enzyme du métabolisme des groupes méthyles n’est pas anodin, et personne ne sait ce que cela donne au-delà de quelques semaines.
- Contre-indications de principe : grossesse, allaitement, cancer évolutif.
Ce que cette page n’est pas
Une synthèse de littérature, à visée informative. Le 5-Amino-1MQ n’est autorisé nulle part comme médicament et n’a jamais été administré à l’humain dans un essai publié. Les produits vendus comme molécules de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.
Calculateur de reconstitution
seringue 1 ml · 100 UILe piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.
- Concentration
- —
- Une unité vaut
- —
- Doses par flacon
- —
Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.
Questions fréquentes
La version en gélules est-elle équivalente ?
Les gélules du même fournisseur sont dosées à 50 mg, contre 2,5 à 5 mg par injection : un facteur dix à vingt. Une partie de l'écart vient de l'absorption digestive et du premier passage hépatique, mais aucune étude n'a comparé les deux voies chez l'humain. Il n'existe donc pas de facteur de conversion établi.
Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 5 mg ?
1,0 ml, ce qui donne 5 mg/ml — soit 50 mcg par unité sur une seringue U-100. Diluer davantage n'aide pas : le volume à injecter deviendrait ingérable.
Combien d'unités pour 5 mg ?
100 unités, soit 1,00 ml — une seringue entière. Mieux vaut fractionner en deux injections de 50 unités.
Combien de temps dure un flacon de 5 mg ?
Une journée à 5 mg par jour, deux à 2,5 mg. C'est un format d'essai, pas un format de protocole : comptez 7 flacons par semaine.
Le 5-Amino-1MQ est-il un peptide ?
Non. C'est une petite molécule de synthèse, un sel de quinolinium. Cela change la conservation — bien moins fragile — et cela explique qu'elle soit active par voie orale.
Faut-il l'injecter ou le prendre par la bouche ?
La molécule est documentée comme orale chez l'animal, et l'essentiel du marché la vend en gélules. Personne n'a comparé les deux voies chez l'humain. Voir la section « Poudre injectable ou gélules ? » de cette fiche.
D'où vient la dose de 2,5 à 5 mg par jour ?
D'un usage commercial, pas de la littérature. L'étude murine de référence utilisait 20 mg/kg trois fois par jour, ce qui n'a aucun rapport. Aucun essai humain n'existe.
Faut-il congeler le produit ?
Non. Une petite molécule lyophilisée se conserve très bien entre 2 et 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière.
Sources
- Kraus et al., Nature, 2014 — L'inhibition de la NNMT protège la souris de l'obésité induite par un régime riche en graisses
- Neelakantan et al., Biochemical Pharmacology, 2018 — Inhibiteurs sélectifs et perméables de la NNMT : étude princeps sur le 5-Amino-1MQ chez la souris obèse (20 mg/kg, 3 × par jour, 11 jours)
- Pharmacocinétique du 5-amino-1-méthylquinolinium — dosage LC-MS/MS et biodisponibilité orale chez le rongeur
- Inhibition de la NNMT associée à une restriction calorique — normalisation de la composition corporelle chez la souris obèse
- NNMT comme cible métabolique — revue de la littérature
Données vérifiées le 10 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.