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5-Amino-1MQ (flacon 50 mg) : protocole de dosage

Le seul format cohérent avec les doses de 2,5 à 5 mg par jour : dix à vingt jours par flacon. Reconstitution à 2 ml (25 mg/ml) ou 4 ml (12,5 mg/ml) selon la contenance de la fiole.

La réponse courte

Les protocoles injectables de 5-Amino-1MQ qui circulent indiquent 2,5 à 5 mg par jour en sous-cutané, en une ou deux prises. Un flacon de 50 mg reconstitué avec 2 ml d'eau bactériostatique donne 25 mg/ml : une unité de seringue U-100 vaut 250 mcg, donc 2,5 mg = 10 unités et 5 mg = 20 unités. Si votre fiole fait 10 ml, 4 ml d'eau donnent 12,5 mg/ml, soit 20 et 40 unités. Un flacon couvre dix à vingt jours. Aucun essai clinique humain n'a été publié sur cette molécule, et le chiffre de 2,5–5 mg ne dérive pas des études animales. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.

5-Amino-1MQ (flacon 50 mg) : protocole de dosage · Sous-cutanée — la molécule est aussi active par voie orale niveau expérimental — aucune donnée humaine
Dose usuelle
2,5 à 5 mg par jour
Fréquence
1 à 2 × par jour
Cycle
aucune durée établie
Demi-vie
4 à 7 heures (mesurée chez le rongeur)

Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.

Reconstitution
Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 25,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 250,0 mcg.
Fourchette usuelle
2,5 à 5 mg par jour, 1 à 2 × par jour.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière — petite molécule, bien plus stable qu'un peptide. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines, sans recongélation.

Résumé du dosage

Le 5-Amino-1MQ est un inhibiteur de la NNMT, l’enzyme qui consomme la nicotinamide pour la méthyler. En bloquant cette enzyme, la molécule laisse davantage de nicotinamide disponible pour la synthèse du NAD+ — c’est le mécanisme qui lui vaut son intérêt en recherche sur le tissu adipeux.

Les protocoles injectables qui circulent parlent de 2,5 à 5 mg par jour en sous-cutané. Il faut dire d’emblée d’où vient ce chiffre : de nulle part de vérifiable. Aucun essai humain n’a été publié sur cette molécule, sous aucune forme. Le flacon de 50 mg est en revanche le seul format cohérent avec ces doses : il couvre dix à vingt jours.

Reconstitution
Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 25,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 250,0 mcg.
Fourchette usuelle
2,5 à 5 mg par jour, 1 à 2 × par jour.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière — petite molécule, bien plus stable qu'un peptide. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines, sans recongélation.

Ce n’est pas un peptide. Le 5-Amino-1MQ (5-amino-1-méthylquinolinium) est une petite molécule de synthèse, un sel de quinolinium. Il est vendu à côté des peptides et souvent rangé avec eux, mais il n’en partage ni la structure, ni la fragilité. Cette distinction a deux conséquences pratiques : la conservation est bien moins délicate qu’avec un peptide, et la molécule est active par voie orale — ce qui rend le choix de l’injection discutable, comme nous l’expliquons plus bas.

Reconstitution du flacon de 50 mg

Première chose à faire : regarder la contenance de votre fiole, parce que la réponse en dépend. Les flacons de 50 mg sont livrés soit en fiole de 3 ml, soit en fiole de 10 ml selon le conditionneur, et on ne peut évidemment pas mettre 4 ml dans une fiole de 3.

Fiole de 3 ml — mettez 2,0 ml

On obtient 25 mg/ml, soit 250 mcg par unité sur une seringue à insuline U-100. Les deux doses de référence tombent sur des dizaines rondes :

Dose visée Unités U-100 Volume
2,5 mg 10 UI 0,10 ml
5 mg 20 UI 0,20 ml

Fiole de 10 ml — mettez 4,0 ml

On obtient 12,5 mg/ml, soit 125 mcg par unité. Les volumes doublent, la précision aussi :

Dose visée Unités U-100 Volume
2,5 mg 20 UI 0,20 ml
5 mg 40 UI 0,40 ml

Si vous avez le choix, la seconde option est meilleure : 20 et 40 unités se lisent au milieu de la seringue, là où l’erreur relative est la plus faible, et 0,20 ml en sous-cutané reste un volume confortable. La première option n’a qu’un avantage, mais réel — un volume injecté deux fois moindre, donc moins de picotement.

Dans les deux cas, ne cherchez pas à diluer davantage : le volume injectable devient le facteur limitant bien avant la lisibilité des graduations.

  1. Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
  2. Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
  3. Prélevez le volume d’eau bactériostatique correspondant à votre fiole — 2,0 ml ou 4,0 ml.
  4. Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon.
  5. Faites rouler doucement le flacon jusqu’à obtenir une solution limpide. On ne secoue pas.
  6. Étiquetez : date de reconstitution et concentration obtenue — c’est ici indispensable, puisque deux dilutions sont possibles.
  7. Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière.

Protocole

Voie sous-cutanée. Les protocoles qui circulent démarrent à 2,5 mg pour évaluer la tolérance, puis passent à 5 mg par jour, en une ou deux prises.

Titration semaine par semaine
PhaseDoseUnitésVolume
Jours 1–2 (tolérance)2,5 mg10 UI0,10 ml
Jours 3 et suivants5 mg20 UI0,20 ml
Variante en deux prises2,5 mg matin et soir10 UI × 20,10 ml × 2

Pourquoi deux prises plutôt qu’une

La demi-vie plasmatique mesurée chez le rongeur est courte, de l’ordre de quatre à sept heures. Une prise unique laisse donc une grande partie de la journée sans inhibition de l’enzyme. Deux prises espacées maintiennent une exposition plus continue.

C’est un raisonnement pharmacocinétique, pas un résultat d’étude : personne n’a comparé une prise à deux chez l’humain. À noter tout de même que l’étude murine de référence administrait la molécule trois fois par jour — ce qui va dans le même sens.

Ce qu’il faut prévoir

Un flacon de 50 mg représente dix doses de 5 mg, ou vingt doses de 2,5 mg. Il tient donc dans la fenêtre de conservation de deux à quatre semaines, ce qui rend ce format cohérent — contrairement au flacon de 5 mg, qui ne couvre qu’une à deux journées et ne sert qu’à un premier essai.

Flacons de 50 mg
À 5 mg/jour : 10 doses par flacon — 1 flacon pour 10 jours, 3 pour un mois
Seringues U-100 (1 ml)
1 par injection, soit 1 à 2 par jour
Eau bactériostatique
2,0 ml (fiole de 3 ml) ou 4,0 ml (fiole de 10 ml) par flacon
Tampons alcoolisés
2 par injection
Collecteur d'aiguilles
1, à faire reprendre en pharmacie

Un détail qui compte à ces volumes : l’eau bactériostatique. Comptez 2 à 4 ml par flacon selon la dilution retenue, soit un flacon de 10 ml pour deux à cinq flacons de produit.

Comment ça agit

La NNMT (nicotinamide N-méthyltransférase) méthyle la nicotinamide — la vitamine B3 — en utilisant la S-adénosylméthionine comme donneur de méthyle. La nicotinamide ainsi consommée n’est plus disponible pour la voie de récupération qui produit le NAD+.

Dans le tissu adipeux des modèles animaux obèses, cette enzyme est surexprimée. L’hypothèse de travail est donc simple : l’inhiber épargne la nicotinamide, remonte le NAD+ intracellulaire et réactive les voies dépendantes du NAD+ — dont SIRT1, impliquée dans la biogenèse mitochondriale et l’oxydation des graisses.

Le 5-Amino-1MQ a été conçu pour cela : c’est un inhibiteur sélectif, et surtout perméable aux membranes cellulaires, ce qui lui permet d’atteindre une enzyme cytosolique. Cette perméabilité explique aussi son activité par voie orale.

Ce que montrent les études — et ce qu’elles ne montrent pas

Cette section mérite d’être lue avant de commander quoi que ce soit.

  • Aucun essai clinique humain n’a été publié. Ni phase 1, ni phase 2. Il n’existe aucune donnée de dose, d’efficacité ou de sécurité chez l’humain.
  • Les travaux fondateurs portent sur la souris. L’invalidation de la NNMT protège la souris de l’obésité induite par un régime riche en graisses. C’est ce résultat, publié dans Nature en 2014, qui a lancé le champ.
  • L’étude princeps sur la molécule elle-même est une étude murine de 2018, qui a administré 20 mg/kg par voie sous-cutanée, trois fois par jour, pendant onze jours, chez des souris obèses. Elle rapporte une perte de masse grasse sans réduction de la prise alimentaire.
  • Les doses humaines qui circulent ne dérivent pas de cette étude. Vingt milligrammes par kilo trois fois par jour n’ont aucun rapport avec 2,5 à 5 mg par jour chez un adulte de 75 kg. Le chiffre de 2,5–5 mg est une convention commerciale, pas une extrapolation documentée. Nous le publions parce que c’est ce que les gens cherchent, en indiquant qu’il ne repose sur rien.
  • Un travail ultérieur a associé l’inhibition de la NNMT à une restriction calorique chez la souris obèse, avec normalisation de la composition corporelle. L’effet attribuable à la molécule seule y est difficile à isoler.
  • La molécule est orale. Une étude de pharmacocinétique a mesuré sa biodisponibilité par voie orale chez le rongeur, et l’essentiel du marché la vend en gélules à des dosages sans commune mesure avec la voie injectable. Personne n’a comparé les deux voies chez l’humain.
  • Tolérance : les rapports d’usage mentionnent des céphalées légères, une nervosité passagère et des réactions au point d’injection. Aucune étude ne les quantifie. La sécurité au long cours est entièrement inconnue.

Poudre injectable ou gélules ?

La question mérite d’être posée avant le dosage, parce que la même molécule est vendue sous les deux formes — et que les doses annoncées n’ont rien à voir.

Notre partenaire propose une version en gélules, dosées à 50 mg, à côté de la poudre à reconstituer. Comparez : 50 mg par gélule par voie orale, contre 2,5 à 5 mg par injection. Un facteur dix à vingt pour la même molécule.

Une partie de l’écart s’explique — une molécule avalée subit l’absorption intestinale puis le premier passage hépatique, ce qui en détruit toujours une fraction. Mais personne n’a mesuré cette fraction chez l’humain, et aucune étude n’a comparé les deux voies. Autrement dit, le facteur de conversion entre 50 mg oraux et 5 mg injectés n’existe nulle part dans la littérature : ce sont deux conventions commerciales indépendantes, chacune posée sans donnée.

Ce qui départage les deux formats en pratique :

  • Les gélules suppriment la reconstitution, le calcul de dilution, le volume injecté et le risque de contamination. Le dosage est fixe, donc non ajustable.
  • La poudre permet de choisir sa dose au demi-milligramme près et de fractionner la journée. C’est aussi la voie qu’utilisait l’étude murine de référence — le seul argument littéraire en sa faveur, à condition d’accepter qu’un protocole murin ne se transpose pas.

Notre lecture, dite franchement : si votre intérêt est le mécanisme et non la performance d’un protocole, les gélules évitent une série de manipulations à risque pour un bénéfice non démontré. La poudre injectable se justifie si vous tenez à contrôler la dose exacte.

Technique d’injection

  • Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
  • Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
  • Pincez un pli cutané et piquez à 45°.
  • Pas d’aspiration en sous-cutané. Injectez lentement : la structure quinolinium est irritante et une injection rapide pique franchement.
  • Attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille.
  • Changez de site à chaque injection, a fortiori en deux prises quotidiennes.
  • Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.

Conservation

C’est ici que la nature non peptidique de la molécule change tout : elle est bien plus stable qu’un peptide, et n’exige pas les mêmes précautions.

  • Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l’abri de la lumière. Le transport à température ambiante ne pose pas de problème.
  • Reconstitué : 2 à 8 °C, à utiliser dans les deux à quatre semaines — ce qui correspond précisément à la durée de vie utile d’un flacon de 50 mg.
  • Pas de recongélation d’une solution reconstituée.
  • Une solution qui se colore, se trouble ou dans laquelle flottent des particules se jette.

Points de vigilance

  • Notez la dilution sur le flacon. Deux dilutions sont possibles selon la fiole ; 250 ou 125 mcg par unité, c’est un facteur deux sur la dose si l’on se trompe.
  • Aucune donnée humaine : ni dose, ni durée, ni sécurité. C’est le point le plus important de cette page.
  • La voie orale existe et est documentée chez l’animal. Si vous vous intéressez à cette molécule, la question du choix de la voie mérite d’être posée avant celle du dosage.
  • Interaction avec le métabolisme des méthyles : la NNMT consomme de la S-adénosylméthionine. Inhiber durablement une enzyme du métabolisme des groupes méthyles n’est pas anodin, et personne ne sait ce que cela donne au-delà de quelques semaines.
  • Contre-indications de principe : grossesse, allaitement, cancer évolutif.

Ce que cette page n’est pas

Une synthèse de littérature, à visée informative. Le 5-Amino-1MQ n’est autorisé nulle part comme médicament et n’a jamais été administré à l’humain dans un essai publié. Les produits vendus comme molécules de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.

Calculateur de reconstitution

seringue 1 ml · 100 UI
mg
ml
Seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités, remplie jusqu’à la dose calculée 0102030405060708090100 0

Le piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.

À prélever
10 UI
0,10 ml
Concentration
Une unité vaut
Doses par flacon

Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.

Questions fréquentes

La version en gélules est-elle équivalente ?

Les gélules du même fournisseur sont dosées à 50 mg, contre 2,5 à 5 mg par injection : un facteur dix à vingt. Une partie de l'écart vient de l'absorption digestive et du premier passage hépatique, mais aucune étude n'a comparé les deux voies chez l'humain. Il n'existe donc pas de facteur de conversion établi.

Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 50 mg ?

2,0 ml si votre fiole fait 3 ml (soit 25 mg/ml, 250 mcg par unité), 4,0 ml si elle fait 10 ml (soit 12,5 mg/ml, 125 mcg par unité). Vérifiez la contenance avant de reconstituer.

Combien d'unités pour 5 mg ?

20 unités à 25 mg/ml, 40 unités à 12,5 mg/ml. D'où l'importance d'écrire la concentration sur l'étiquette.

Combien de temps dure un flacon de 50 mg ?

Dix jours à 5 mg par jour, vingt jours à 2,5 mg. C'est cohérent avec la fenêtre de conservation de deux à quatre semaines.

Quelle dilution choisir si j'ai le choix ?

4 ml, pour une fiole qui l'accepte : 20 et 40 unités se lisent au milieu de la seringue, là où l'erreur relative est la plus faible.

Le 5-Amino-1MQ est-il un peptide ?

Non. C'est une petite molécule de synthèse, un sel de quinolinium. Cela change la conservation — bien moins fragile — et cela explique qu'elle soit active par voie orale.

Faut-il l'injecter ou le prendre par la bouche ?

La molécule est documentée comme orale chez l'animal, et l'essentiel du marché la vend en gélules. Personne n'a comparé les deux voies chez l'humain. Voir la section « Poudre injectable ou gélules ? » de cette fiche.

D'où vient la dose de 2,5 à 5 mg par jour ?

D'un usage commercial, pas de la littérature. L'étude murine de référence utilisait 20 mg/kg trois fois par jour, ce qui n'a aucun rapport. Aucun essai humain n'existe.

Une ou deux injections par jour ?

La demi-vie est courte, de quatre à sept heures chez le rongeur, et l'étude de référence administrait la molécule trois fois par jour. Deux prises maintiennent une exposition plus continue — mais aucune comparaison humaine n'existe.

Sources

  1. Kraus et al., Nature, 2014 — L'inhibition de la NNMT protège la souris de l'obésité induite par un régime riche en graisses
  2. Neelakantan et al., Biochemical Pharmacology, 2018 — Inhibiteurs sélectifs et perméables de la NNMT : étude princeps sur le 5-Amino-1MQ chez la souris obèse (20 mg/kg, 3 × par jour, 11 jours)
  3. Pharmacocinétique du 5-amino-1-méthylquinolinium — dosage LC-MS/MS et biodisponibilité orale chez le rongeur
  4. Inhibition de la NNMT associée à une restriction calorique — normalisation de la composition corporelle chez la souris obèse
  5. NNMT comme cible métabolique — revue de la littérature

Données vérifiées le 10 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.

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