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AOD-9604 (flacon 10 mg) : protocole de dosage

Protocole quotidien pour un flacon de 10 mg : reconstitution à 2 ml pour 5 mg/ml, 50 mcg par unité — pourquoi l'eau bactériostatique seule ne suffit pas, et pourquoi la phase IIb a échoué.

La réponse courte

Les protocoles d'AOD-9604 qui circulent indiquent 300 à 500 mcg par jour en sous-cutané, le matin à jeun. Un flacon de 10 mg reconstitué à 2 ml donne 5,0 mg/ml, soit 50 mcg par unité sur une seringue U-100 — 300 mcg = 6 unités, 500 mcg = 10 unités, ce qui rend des seringues de 30 unités indispensables. Attention à la reconstitution : ce peptide ne se dissout pas correctement dans l'eau bactériostatique seule. Il faut d'abord verser 0,2 ml d'acide acétique pharmaceutique dilué à 1 % sur la poudre, rouler jusqu'à obtenir une solution limpide, puis compléter avec 1,8 ml d'eau bactériostatique. L'ordre compte et l'acide se compte dans le volume total. Deux réserves de fond : la dose de l'essai clinique positif était de 1 mg par jour, soit le double, et l'essai de phase IIb suivant n'a pas confirmé l'effet sur la masse grasse — le développement a été arrêté. La tolérance, elle, est comparable au placebo. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.

AOD-9604 (flacon 10 mg) : protocole de dosage · Sous-cutanée niveau bien toléré chez l'humain — mais phase iib non concluante
Dose usuelle
300 à 500 mcg par jour
Fréquence
1 × par jour, le matin à jeun
Cycle
8 à 12 semaines (convention)
Demi-vie
courte — de l'ordre de 20 à 30 minutes

Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.

Reconstitution
Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
Fourchette usuelle
300 à 500 mcg par jour, 1 × par jour, le matin à jeun.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines, sans congélation.

Résumé du dosage

L’AOD-9604 est un fragment de synthèse de l’hormone de croissance humaine : les seize acides aminés de son extrémité C-terminale, la région 177–191, avec une tyrosine ajoutée en tête. L’idée qui a présidé à sa conception était d’isoler le domaine lipolytique de la hGH sans emporter avec lui le domaine qui stimule la croissance — donc sans élever l’IGF-1 ni dégrader la tolérance au glucose.

Les protocoles qui circulent indiquent 300 à 500 mcg par jour en sous-cutané, le matin à jeun. Le flacon de 10 mg est le grand format : il couvre vingt jours à la dose haute, ce qui le place juste à la limite de la fenêtre de conservation. Deux choses à savoir avant de commencer : ce peptide exige de l’acide acétique pour se reconstituer, et son développement pharmaceutique a été abandonné après un échec en phase IIb.

Reconstitution
Ajouter 2,0 ml d’eau bactériostatique → environ 5,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 50,0 mcg.
Fourchette usuelle
300 à 500 mcg par jour, 1 × par jour, le matin à jeun.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière. Reconstitué : 2 à 8 °C, deux à quatre semaines, sans congélation.

Reconstitution : l’acide acétique n’est pas optionnel

L’AOD-9604 ne se reconstitue pas à l’eau bactériostatique seule. C’est la particularité de ce peptide. Sa solubilité en milieu neutre est mauvaise : versée dans l’eau bactériostatique, la poudre laisse un dépôt au fond de la fiole ou donne une suspension laiteuse. Une partie du peptide n’est alors pas en solution — et vos doses sont fausses dans un sens que rien ne permet d’estimer. Le protocole correct est en deux temps : d’abord l’acide, ensuite l’eau.

L’acide acétique dilué abaisse le pH sous le point isoélectrique du peptide, ce qui le protone et le fait passer en solution. Une fois dissous, il y reste : l’eau bactériostatique ajoutée ensuite sert uniquement à amener au volume voulu et à apporter l’agent conservateur. L’ordre compte — verser l’acide sur une poudre déjà noyée dans l’eau donne un résultat bien moins net qu’attaquer la poudre sèche directement.

Ce qu’il vous faut

  • Acide acétique de qualité pharmaceutique, dilué à 1 % en eau stérile. Pas de vinaigre de cuisine : il n’est ni stérile, ni de titre connu, ni exempt d’impuretés, et n’a rien à faire dans une fiole destinée à l’injection. Pas d’acide glacial non dilué non plus. Si vous n’avez pas d’acide acétique adéquat, ne reconstituez pas — le peptide lyophilisé se garde des mois, l’attente ne coûte rien.
  • De l’eau bactériostatique pour le complément.
  • Deux seringues stériles, ou une seringue et deux aiguilles.

La marche à suivre

  1. Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
  2. Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
  3. Injectez d’abord 0,2 ml d’acide acétique à 1 %, directement sur la poudre. C’est le seul moment où l’on vise la poudre et non la paroi.
  4. Faites rouler doucement le flacon jusqu’à dissolution complète, une à deux minutes. On ne secoue jamais : la mousse dénature le peptide. La solution doit devenir parfaitement limpide avant de continuer.
  5. Si un résidu persiste, ajoutez 0,1 ml d’acide supplémentaire et refaites rouler. Sans dépasser 0,4 ml au total : au-delà, le problème n’est pas la solubilité mais le produit.
  6. Complétez ensuite avec 1,8 ml d’eau bactériostatique, lentement et le long de la paroi interne, pour arriver à 2,0 ml au total.
  7. Faites rouler à nouveau quelques secondes pour homogénéiser.
  8. Étiquetez : date de reconstitution, volume total et concentration obtenue.
  9. Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière.

Comptez l’acide dans votre volume total, et non en plus : 1,8 ml d’eau plus 0,2 ml d’acide font bien 2,0 ml, donc 5,0 mg/ml. C’est l’erreur suivante après celle d’oublier l’acide — ajouter 0,2 ml par-dessus 2,0 ml d’eau donne 4,55 mg/ml, soit 9 % de moins que prévu sur chaque dose.

Une remarque sur les lots : certains AOD-9604 sont fournis sous forme de sel d’acétate, déjà acidifiés à la lyophilisation, et se dissolvent dans l’eau seule. Si c’est votre cas tant mieux — mais vous ne le saurez qu’en essayant, et un essai raté vous laisse avec une fiole trouble et un peptide partiellement perdu. Commencer par l’acide fonctionne dans les deux cas : sur un lot acétate, 0,2 ml d’acide à 1 % ne changent rien à la solution finale.

Concentration et unités de seringue

Ces flacons sont des fioles de 3 ml. Le volume retenu comprend l’acide acétique de dissolution : 0,2 ml d’acide plus 1,8 ml d’eau bactériostatique.

Nous recommandons 2,0 ml au total. On obtient 5,0 mg/ml, soit 50 mcg par unité sur une seringue à insuline U-100 :

Dose visée Unités U-100 Volume
300 mcg 6 UI 0,06 ml
400 mcg 8 UI 0,08 ml
500 mcg 10 UI 0,10 ml

Les paliers tombent tous sur des graduations entières, mais il faut voir le revers de ce format : les volumes ne font que 6 à 10 unités, soit quelques millimètres de course sur une seringue de 1 ml. Une unité valant 50 mcg, vous ne pouvez pas non plus doser plus fin que cela — 350 ou 450 mcg sont inaccessibles.

Deux conséquences pratiques. Prenez des seringues de 30 unités (0,3 ml) : ce n’est pas facultatif à ces volumes. Et si vous visez la fourchette basse, le flacon de 5 mg donne 25 mcg par unité, donc deux fois plus de précision, et se termine plus confortablement dans la fenêtre de conservation.

La variante à 3,0 ml

Remplir la fiole à 3,0 ml donne 3,33 mg/ml, soit 33,3 mcg par unité : 300 mcg valent 9 unités, mais 500 mcg tombent à 15 unités seulement si l’on accepte 499,5 mcg — en pratique 15 unités font 500 mcg à 0,1 % près, ce qui est parfaitement acceptable. L’avantage est une lecture un peu plus étalée ; l’inconvénient est une fiole pleine à ras bord. Si vous retenez cette option, comptez toujours l’acide dedans : 0,2 ml d’acide plus 2,8 ml d’eau, et non 0,2 ml par-dessus 3,0 ml — la fiole déborderait.

Protocole jour par jour

Voie sous-cutanée, une injection par jour, le matin à jeun. Le jeûne n’est pas un détail cosmétique : l’insuline circulante bloque la lipolyse, et injecter un agent lipolytique en période post-prandiale revient à contrarier son propre protocole.

Titration semaine par semaine
PhaseDoseUnitésVolume
Semaines 1–4300 mcg6 UI0,06 ml
Semaines 5–12 (entretien)500 mcg10 UI0,10 ml
Palier intermédiaire facultatif400 mcg8 UI0,08 ml

Un flacon de 10 mg représente vingt doses de 500 mcg, ou trente-trois doses de 300 mcg. À la dose haute, cela reste dans la fenêtre de conservation de deux à quatre semaines. À 300 mcg par jour en revanche, un mois entier s’écoulerait avant la fin du flacon : la dernière semaine se ferait au-delà de la limite prudente. C’est l’argument principal en faveur du format 5 mg si vous restez à la fourchette basse.

Ce qu’il faut prévoir

Flacons de 10 mg
20 doses de 500 mcg par flacon — 3 flacons sur 8 semaines, 4 sur 12 semaines
Seringues de 30 unités (0,3 ml)
1 par jour, soit 7 par semaine, plus 1 par reconstitution
Eau bactériostatique
1,8 ml par flacon, en complément de l'acide — 1 flacon de 10 ml couvre 5 flacons de produit, soit tout un cycle
Acide acétique pharmaceutique à 1 %
Indispensable : 0,2 ml par flacon, à mettre sur la poudre AVANT l'eau
Tampons alcoolisés
2 par injection, soit 14 par semaine
Collecteur d'aiguilles
1, à faire reprendre en pharmacie

Comment ça agit

La partie C-terminale de l’hormone de croissance porte l’activité lipolytique de la molécule ; la partie N-terminale porte l’activité de croissance, celle qui passe par l’IGF-1. L’AOD-9604 ne reprend que la première. C’est une conception élégante, et elle fonctionne comme prévu sur ce point précis : les essais humains n’ont pas retrouvé d’élévation de l’IGF-1 ni de dégradation de la tolérance au glucose.

Sur le tissu adipeux, deux effets ont été décrits chez l’animal : une stimulation de la lipolyse — la libération des acides gras stockés — et une inhibition de la lipogenèse, c’est-à-dire de leur remise en réserve. Un travail sur souris obèses a montré que l’administration chronique augmente l’expression des récepteurs β3-adrénergiques du tissu adipeux, ces récepteurs dont l’obésité réduit précisément l’expression.

Le mécanisme est donc plausible et documenté. La question n’est pas là — elle est dans ce que cela donne chez l’humain.

Ce que montrent les études — et ce qu’elles ne montrent pas

Cette section est la plus importante de la page. L’AOD-9604 est un cas rare parmi les peptides vendus en ligne : il a été développé sérieusement, testé chez l’humain, et le programme s’est arrêté. Cette histoire mérite d’être connue.

  • Un essai de phase IIa sur douze semaines a montré une perte modeste mais significative : environ 2,6 kg contre 0,8 kg sous placebo, à la dose de 1 mg par jour. La perte portait préférentiellement sur l’abdomen. C’est ce résultat que citent toutes les pages commerciales.
  • L’essai de phase IIb suivant, plus large, n’a pas confirmé cet effet. Il n’a pas atteint son critère principal : la différence avec le placebo n’était pas significative. Le laboratoire qui développait la molécule a arrêté son programme d’obésité à la suite de cet échec. Aucune des pages qui vantent l’AOD-9604 ne mentionne cet épisode, qui est pourtant le résultat le plus informatif de tout le dossier.
  • La dose de l’essai positif était de 1 mg par jour — le double de ce que recommandent les protocoles. Autrement dit, le chiffre de 300 à 500 mcg circulé aujourd’hui n’est pas la dose des données cliniques ; c’est une convention commerciale, inférieure de moitié à la seule dose ayant produit un signal, lequel n’a de toute façon pas été reproduit.
  • La sécurité est en revanche un point fort du dossier. Les essais humains rapportent un profil de tolérance indistinguable du placebo, sans anticorps anti-AOD-9604 détectés. C’est une des molécules les mieux caractérisées de ce marché sur le plan de l’innocuité — ce qui est différent d’être efficace.
  • Statut réglementaire : l’AOD-9604 a été examiné par la FDA dans le cadre de ses travaux sur les substances de préparation magistrale et n’a pas été retenu. Il n’est autorisé comme médicament nulle part.
  • Pistes régénératives : des travaux précliniques suggèrent un intérêt possible sur le cartilage et l’os, notamment par voie intra-articulaire chez le lapin. C’est exploratoire, et cela n’a aucun rapport avec un protocole sous-cutané de perte de graisse.

Notre lecture, dite franchement : c’est un produit très bien toléré dont l’efficacité sur la masse grasse n’a pas résisté à un essai correctement dimensionné. Si votre objectif est la perte de poids, les analogues du GLP-1 ont un dossier clinique d’une autre nature. L’AOD-9604 se défend comme objet de curiosité, pas comme outil. Et si vous décidez malgré tout d’essayer, autant commencer par le format 5 mg.

Technique d’injection

  • Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
  • Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
  • Pincez un pli cutané et piquez à 45°, ou à 90° si le pli est épais.
  • Pas d’aspiration en sous-cutané. Injectez lentement.
  • Attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille, sinon une partie de la dose reflue.
  • Changez de site à chaque injection pour éviter les lipohypertrophies.
  • Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.

Conservation

  • Lyophilisé : 2 à 8 °C, au sec et à l’abri de la lumière. La poudre lyophilisée est stable ainsi pendant des mois ; le transport à température ambiante ne la dégrade pas.
  • Reconstitué : 2 à 8 °C, à utiliser dans les deux à quatre semaines — ce qui correspond à la durée de vie utile d’un flacon de 5 mg.
  • Pas de congélation ni de recongélation d’une solution reconstituée.
  • Cas particulier de ce peptide : une solution acidifiée qui redevient trouble au froid n’est pas nécessairement dégradée — la solubilité diminue avec la température. Laissez le flacon dix minutes à température ambiante et faites-le rouler avant de prélever. En revanche, une solution qui se colore, ou dans laquelle flottent des particules solides, se jette.

Points de vigilance

  • L’acide acétique d’abord, l’eau ensuite. C’est le point technique de ce peptide. Une fiole restée trouble n’est pas reconstituée : une partie du peptide n’est pas en solution et vos doses seront fausses, dans un sens imprévisible.
  • Acide acétique pharmaceutique dilué à 1 % uniquement. Ni vinaigre, ni acide glacial non dilué. Sans acide adéquat, mieux vaut attendre : la poudre lyophilisée se garde des mois.
  • Comptez l’acide dans le volume total, sinon vos doses sont diluées de 9 % par rapport au calcul.
  • Injectez à jeun. L’insuline circulante s’oppose à la lipolyse.
  • L’efficacité n’est pas établie. La phase IIb a échoué. C’est l’information que les pages commerciales omettent.
  • Gardez une marge dans la fiole. Elle fait 3 ml : à 2,0 ml, il reste de la place pour l’acide acétique si le lot en demande. Une fiole remplie à ras bord vous prive de cette option.
  • Précision limitée. Une unité vaut 50 mcg à cette dilution : les paliers intermédiaires comme 350 ou 450 mcg sont hors d’atteinte. Le format 5 mg dose deux fois plus fin.
  • Contre-indications de principe : grossesse, allaitement, cancer évolutif.

Ce que cette page n’est pas

Une synthèse de littérature, à visée informative. L’AOD-9604 n’est autorisé nulle part comme médicament et son développement dans l’obésité a été arrêté. Les produits vendus comme molécules de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.

Calculateur de reconstitution

seringue 1 ml · 100 UI
mg
ml
Seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités, remplie jusqu’à la dose calculée 0102030405060708090100 0

Le piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.

À prélever
10 UI
0,10 ml
Concentration
—
Une unité vaut
—
Doses par flacon
—

Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.

Questions fréquentes

Faut-il de l'acide acétique pour reconstituer l'AOD-9604 ?

Oui, et c'est ce qu'omettent les fiches anglophones. Ce peptide a une mauvaise solubilité en milieu neutre : dans l'eau bactériostatique seule, il laisse un dépôt ou donne une suspension laiteuse. Versez d'abord 0,2 ml d'acide acétique pharmaceutique dilué à 1 % sur la poudre, roulez jusqu'à obtenir une solution limpide, puis complétez à l'eau bactériostatique.

Dans quel ordre : l'acide ou l'eau ?

L'acide d'abord, sur la poudre sèche. Il abaisse le pH sous le point isoélectrique du peptide et le fait passer en solution. L'eau bactériostatique vient ensuite, uniquement pour amener au volume et apporter le conservateur. Verser l'acide sur une poudre déjà noyée donne un résultat bien moins net.

Faut-il ajouter l'acide en plus du volume d'eau prévu ?

Non, il se compte dedans : 1,8 ml d'eau plus 0,2 ml d'acide font 2,0 ml. Si vous mettez 0,2 ml par-dessus 2,0 ml d'eau, chaque dose est diluée de 9 % par rapport à votre calcul.

Peut-on utiliser du vinaigre ?

Non, absolument pas. Le vinaigre alimentaire n'est ni stérile, ni de titre connu, ni exempt d'impuretés. Il n'a rien à faire dans une fiole destinée à l'injection, et l'acide glacial non dilué non plus. Sans acide acétique pharmaceutique à 1 %, ne reconstituez pas : la poudre lyophilisée se garde des mois.

Et si mon lot est un sel d'acétate ?

Certains lots sont déjà acidifiés à la lyophilisation et se dissolvent à l'eau seule. Le problème est que vous ne le savez pas à l'avance, et qu'un essai raté vous laisse une fiole trouble. Commencer par l'acide marche dans les deux cas : sur un lot acétate, 0,2 ml d'acide à 1 % ne changent rien au résultat.

Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 10 mg ?

2,0 ml au total, ce qui donne 5,0 mg/ml — soit 50 mcg par unité sur une seringue U-100. Si vous prévoyez d'ajouter de l'acide, mettez 1,8 ml d'eau plus 0,2 ml d'acide pour rester à 2,0 ml.

Combien d'unités pour 500 mcg ?

10 unités, soit 0,10 ml, à la dilution recommandée. C'est très peu de course sur une seringue de 1 ml : préférez une seringue de 30 unités.

Faut-il prendre le 5 mg ou le 10 mg ?

Le 10 mg couvre vingt jours à 500 mcg et coûte moins cher au milligramme. Mais une unité y vaut 50 mcg contre 25 mcg sur le 5 mg : la titration est deux fois plus grossière, et à 300 mcg par jour le flacon dépasserait la fenêtre de conservation. Le 10 mg se justifie à la dose haute, le 5 mg à la dose basse.

Peut-on mettre 3 ml dans un flacon de 10 mg ?

Techniquement oui, la fiole en fait 3 : on obtient 3,33 mg/ml, soit 33,3 mcg par unité, et les doses restent lisibles (9 unités pour 300 mcg, 15 pour 500). Mais la fiole est alors pleine à ras bord, sans marge pour l'acide acétique. Ne le faites que si votre lot s'est dissous dans l'eau seule.

L'AOD-9604 fait-il maigrir ?

Un essai de phase IIa a montré une perte modeste — environ 2,6 kg contre 0,8 kg sous placebo sur douze semaines — mais à 1 mg par jour, soit le double des doses qui circulent. L'essai de phase IIb suivant, plus large, n'a pas atteint son critère principal et le développement a été arrêté. C'est l'information que les pages commerciales ne donnent pas.

Est-ce dangereux ?

C'est l'un des rares peptides de ce marché dont la tolérance humaine a été mesurée, et elle s'est révélée comparable au placebo, sans élévation de l'IGF-1 ni anticorps détectés. Bien toléré ne veut pas dire efficace.

Ma solution est redevenue trouble au réfrigérateur, faut-il la jeter ?

Pas nécessairement : la solubilité de ce peptide diminue avec la température. Laissez le flacon dix minutes à température ambiante et faites-le rouler doucement. En revanche, une solution colorée ou contenant des particules solides se jette.

Pourquoi injecter à jeun ?

L'insuline circulante bloque la lipolyse. Injecter un agent lipolytique après un repas revient à contrarier son propre protocole.

Faut-il congeler le flacon lyophilisé ?

Non. Une poudre lyophilisée se conserve très bien entre 2 et 8 °C, au sec et à l'abri de la lumière.

Sources

  1. Sécurité et tolérance de l'AOD9604 chez l'humain — absence d'élévation de l'IGF-1, profil comparable au placebo
  2. Sécurité et métabolisme de l'AOD9604 — mécanisme d'action et études métaboliques
  3. Traitement médicamenteux du patient en surpoids — synthèse des essais randomisés, dont l'AOD-9604 à 1 mg/jour
  4. Heffernan et al., Endocrinology — Effets de la hGH et de l'AOD9604 sur le métabolisme lipidique chez la souris obèse, voie β-adrénergique
  5. Traitement chronique par AOD9604 chez la souris obèse et la souris déficiente en récepteur β3 — régulation à la hausse des récepteurs
  6. Effet de l'AOD9604 intra-articulaire associé à l'acide hyaluronique dans un modèle d'arthrose chez le lapin
  7. FDA, Pharmacy Compounding Advisory Committee — mémorandum sur l'AOD-9604 comme substance de préparation magistrale
  8. Conservation des peptides reconstitués — température, lumière, cycles de gel-dégel et solubilité

Données vérifiées le 10 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.

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