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Information de recherche — ce site ne délivre aucun conseil médical

Cérébrolysine (flacon 60 mg) : protocole de dosage

Ce que vaut réellement un flacon de 60 mg face aux doses cliniques, la reconstitution à 1,5 ml pour 40 mg/ml, la voie d'administration documentée et les interactions que personne ne mentionne.

La réponse courte

La Cérébrolysine est un hydrolysat de cerveau de porc, commercialisé depuis les années 1970 comme solution stérile prête à l'emploi en ampoules de 1 à 30 ml, à environ 215 mg par millilitre. Les doses cliniques documentées sont de 5 ml par jour en intramusculaire pour l'entretien ambulatoire, 20 ml en intraveineux dans la démence vasculaire et 30 ml dans l'AVC ischémique, en cures de 10 à 21 jours — soit environ 1 000 à 6 500 mg par jour. Un flacon lyophilisé de 60 mg correspond à environ 0,28 ml du produit de référence : il ne permet donc pas de reproduire une dose clinique. Reconstitué avec 1,5 ml d'eau bactériostatique, il donne 40 mg/ml, soit 25 unités pour 10 mg et 50 unités pour 20 mg sur une seringue U-100. Deux particularités : la voie clinique est intraveineuse ou intramusculaire et non sous-cutanée, et la solution reconstituée ne se garde que sept jours, sans congélation. Contre-indication en cas d'insuffisance rénale sévère, et interaction documentée avec les IMAO. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.

Cérébrolysine (flacon 60 mg) : protocole de dosage · Intraveineuse ou intramusculaire — la voie orale ne fonctionne pas niveau médicament autorisé dans ~40 pays — résultats mitigés
Dose usuelle
Référence clinique : 5 à 30 ml/jour (≈ 1 000 à 6 500 mg)
Fréquence
1 × par jour
Cycle
cures de 10 à 21 jours dans les essais
Demi-vie
élimination plasmatique rapide des fragments

Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.

Reconstitution
Ajouter 1,5 ml d’eau bactériostatique → environ 40,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 400,0 mcg.
Fourchette usuelle
Référence clinique : 5 à 30 ml/jour (≈ 1 000 à 6 500 mg), 1 × par jour.
Conservation
Lyophilisé : Au sec et à l'abri de la lumière, sous 25 °C — jamais de congélation. Reconstitué : 2 à 8 °C, sept jours maximum — jamais de congélation.

Résumé du dosage

La Cérébrolysine est un cas à part sur ce site, et il faut le dire avant toute chose : ce n’est pas un peptide de synthèse, c’est un hydrolysat de cerveau de porc. Un tissu cérébral animal digéré par voie enzymatique, dont on retient les fragments de moins de 10 kilodaltons. Environ un quart du produit final est constitué de peptides actifs, les trois quarts restants d’acides aminés libres.

C’est aussi, contrairement à la plupart des molécules de ce marché, un médicament réellement autorisé — commercialisé depuis les années 1970 par un laboratoire autrichien, approuvé dans une quarantaine de pays, et recommandé par certaines sociétés savantes européennes dans la rééducation motrice précoce après un AVC ischémique. Il n’est en revanche pas approuvé par la FDA et n’a pas d’AMM en France.

Cette existence pharmaceutique change tout, parce qu’elle donne une référence : on sait exactement à quelle dose, par quelle voie et pendant combien de temps ce produit s’utilise. Et c’est là que les pages qui circulent posent problème.

Reconstitution
Ajouter 1,5 ml d’eau bactériostatique → environ 40,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 400,0 mcg.
Fourchette usuelle
Référence clinique : 5 à 30 ml/jour (≈ 1 000 à 6 500 mg), 1 × par jour.
Conservation
Lyophilisé : Au sec et à l'abri de la lumière, sous 25 °C — jamais de congélation. Reconstitué : 2 à 8 °C, sept jours maximum — jamais de congélation.

Le point qu’il faut lire avant les chiffres

La Cérébrolysine pharmaceutique n’est pas un lyophilisat. C’est une solution stérile prête à l’emploi, livrée en ampoules de 1, 5, 10, 20 et 30 ml, à une concentration d’environ 215 mg d’hydrolysat par millilitre. Il n’y a rien à reconstituer. Un flacon de poudre de 60 mg est donc une présentation différente du produit de référence, et la conversion mérite d’être faite honnêtement.

Faisons-la. Soixante milligrammes correspondent à environ 0,28 ml du produit de référence — soit un peu plus du quart d’une ampoule de 1 ml, la plus petite qui existe. Mis en regard des doses cliniques, cela donne :

Usage documenté Dose de référence Équivalent en mg Flacons de 60 mg
Entretien ambulatoire, IM 5 ml par jour ≈ 1 076 mg ≈ 18
Démence vasculaire, IV 20 ml par jour ≈ 4 304 mg ≈ 72
AVC ischémique, IV 30 ml par jour ≈ 6 456 mg ≈ 108

Autrement dit, un flacon de 60 mg ne permet pas de reproduire une dose clinique — il en faudrait des dizaines par jour. Les protocoles de 20 à 32 mg par jour que l’on trouve sur les pages anglophones représentent moins de 0,15 ml du produit de référence : entre trente et soixante fois moins que la plus petite dose documentée. Certaines de ces pages mentionnent d’ailleurs elles-mêmes le chiffre de 215 mg par millilitre, sans en tirer la conséquence.

Nous ne prétendons pas trancher : personne n’a étudié cette molécule à ces doses, et il n’existe aucune donnée sur ce que produit un hydrolysat neurotrophique administré à un centième de la dose de référence. Mais un lecteur a le droit de savoir où il se situe par rapport à la littérature, et c’est ce que ce tableau lui donne.

La voie d’administration

Deuxième écart avec la référence, et il est aussi net : la Cérébrolysine s’administre exclusivement en intraveineux ou en intramusculaire. La voie sous-cutanée ne figure pas dans son résumé des caractéristiques du produit, et aucun essai clinique ne l’a employée.

Dans la pratique clinique, les grandes doses passent en perfusion intraveineuse lente — typiquement 30 ml diluées dans 70 à 100 ml de sérum physiologique, sur trente à soixante minutes. Les petites doses, de 1 à 5 ml, se font en intramusculaire, et c’est la seule modalité qu’un patient peut réaliser lui-même. Si vous cherchez à vous rapprocher du modèle documenté, c’est donc l’intramusculaire, pas le sous-cutané.

Un point technique important : l’injection doit être lente. Une administration rapide a été associée à des bouffées vasomotrices, une hyperventilation, des vertiges et des palpitations. Ce n’est pas une précaution de style, c’est un effet lié à la vitesse.

Reconstitution du flacon de 60 mg

Ces flacons sont des fioles de 3 ml. Comme les doses se comptent ici en dizaines de milligrammes, le volume à injecter devient vite le facteur limitant : il faut donc peu d’eau, contrairement à un peptide dosé en microgrammes.

Nous recommandons 1,5 ml d’eau bactériostatique. On obtient 40 mg/ml, soit 400 mcg par unité sur une seringue à insuline U-100, et toutes les fractions du flacon tombent sur des graduations entières :

Quantité Unités U-100 Volume
10 mg 25 UI 0,25 ml
20 mg 50 UI 0,50 ml
30 mg — un demi-flacon 75 UI 0,75 ml
60 mg — le flacon entier 150 UI 1,50 ml

Notez que le flacon entier représente une seringue et demie : au-delà de 30 mg, il faut fractionner en deux injections sur deux sites différents, un volume unique supérieur à 1 ml étant mal toléré en injection.

Une contrainte propre à ce produit : la solution reconstituée ne se conserve qu’une semaine au réfrigérateur, contre deux à quatre pour un peptide de synthèse. C’est un hydrolysat d’origine biologique, plus complexe et plus fragile qu’une molécule unique. Reconstituez donc en fonction de ce que vous consommerez en sept jours, et ne congelez jamais — c’est explicitement contre-indiqué pour ce produit.

  1. Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
  2. Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
  3. Prélevez 1,5 ml d’eau bactériostatique avec une seringue stérile.
  4. Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre.
  5. Faites rouler doucement le flacon jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas.
  6. Étiquetez : date de reconstitution, concentration obtenue, et date limite à sept jours.
  7. Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière. Jamais au congélateur.

Interactions et contre-indications

C’est l’avantage d’un produit qui a une vraie documentation pharmaceutique : on connaît ses interactions. Aucune page de peptides ne les mentionne, alors qu’elles sont réelles.

  • Insuffisance rénale sévère : contre-indication. Le traitement ne doit pas être administré dans ce cas.
  • Antidépresseurs et IMAO : une attention particulière est recommandée en raison d’effets additifs possibles. L’association d’inhibiteurs de la monoamine oxydase à forte dose avec des doses élevées de Cérébrolysine — 30 ml et plus — a été rapportée comme augmentant la pression artérielle. Si vous prenez un antidépresseur, c’est un point à aborder avec un médecin avant tout usage.
  • Incompatibilités de mélange : le produit ne doit pas être mélangé à des solutions d’acides aminés, des émulsions lipidiques, des solutions alcalines, ni à des vitamines ou électrolytes dans la même ligne de perfusion. Il est en revanche compatible avec le sérum physiologique à 0,9 %, le glucosé à 5 % et le Ringer.
  • Épilepsie : prudence, les préparations neurotrophiques étant susceptibles d’abaisser le seuil convulsif.
  • Contre-indications de principe : grossesse, allaitement.

Comment ça agit

Le principe est celui d’une mimétique des facteurs neurotrophiques. Les fragments peptidiques de moins de 10 kilodaltons contenus dans l’hydrolysat sont assez petits pour franchir la barrière hémato-encéphalique, et reproduisent partiellement l’action de facteurs endogènes comme le NGF et le BDNF — qui soutiennent la survie neuronale, la formation de synapses et la plasticité.

Les travaux précliniques décrivent une réduction du volume d’infarctus et une atténuation de la rupture de la barrière hémato-encéphalique dans les modèles d’ischémie, une stimulation de la neurogenèse dans la zone sous-ventriculaire et le gyrus denté, et une modulation du traitement du précurseur de la protéine amyloïde dans les modèles de maladie d’Alzheimer.

Une précision qui compte : ce n’est pas une molécule, c’est un mélange. On ne peut pas en décrire le mécanisme comme on décrirait celui d’un agoniste de récepteur. C’est aussi ce qui rend son contrôle qualité difficile — nous y revenons plus bas.

Ce que montrent les études — et ce qu’elles ne montrent pas

  • Le dossier clinique est réel, et c’est rare sur ce marché. Des dizaines d’essais contrôlés existent dans l’AVC ischémique, la démence vasculaire, la maladie d’Alzheimer et le traumatisme crânien, sur plusieurs décennies.
  • Les résultats sont mitigés. Les méta-analyses dans la démence suggèrent un bénéfice cognitif modeste avec les perfusions intraveineuses quotidiennes. Dans l’AVC, les résultats sont plus variables, et les méta-analyses aboutissent à des conclusions divergentes selon les essais inclus et la fenêtre de traitement retenue. Des travaux récents rapportent en revanche une réduction du risque de transformation hémorragique après thrombolyse.
  • Les doses efficaces sont celles du tableau plus haut : 20 à 50 ml par jour en perfusion, en cures de 10 à 21 jours. Aucune étude n’a testé de dose de l’ordre de quelques dizaines de milligrammes.
  • Les indications étudiées sont neurologiques : AVC, démence, traumatisme crânien. Ce ne sont pas des usages nootropiques chez des personnes en bonne santé, et les résultats obtenus chez des patients cérébrolésés ne se transposent pas.
  • La voie orale ne fonctionne pas. La fraction peptidique est dégradée par les protéases gastriques ; aucune biodisponibilité orale n’a jamais été revendiquée. Si vous voyez des gélules de Cérébrolysine, passez votre chemin.
  • Tolérance : globalement bonne en usage court dans les essais, avec de rares rapports de vertiges, céphalées ou troubles digestifs, et des effets liés à une injection trop rapide.

Le problème de vérification, propre à ce produit

Il faut en parler, parce qu’il ne se pose pour aucune autre molécule de ce site.

Un peptide de synthèse se vérifie : on connaît sa séquence, sa masse, et un laboratoire tiers peut en mesurer la pureté par spectrométrie de masse. Un hydrolysat de tissu cérébral animal ne se vérifie pas de cette façon. Il n’a pas de séquence unique, sa composition dépend entièrement du procédé de fabrication, et un certificat d’analyse annonçant une « pureté de 99 % » n’a littéralement pas de sens pour un mélange de centaines de fragments.

Ce que garantit le produit pharmaceutique, c’est une chaîne de production contrôlée sur du tissu d’origine tracée, avec les procédés d’inactivation virale qui s’imposent pour un matériau issu du système nerveux central d’un animal. C’est précisément ce que l’on ne peut pas vérifier sur un flacon de poudre acheté en ligne, et c’est un risque de nature différente de celui d’un peptide de synthèse mal purifié.

Nous ne portons pas de jugement sur tel ou tel fournisseur — nous n’avons aucun moyen de contrôler ce que contient un flacon. Mais pour ce produit précisément, l’absence de vérification possible est un élément à mettre dans la balance.

Point accessoire mais qui compte pour certains lecteurs : le produit est d’origine porcine, ce qui peut poser une question alimentaire ou religieuse.

Technique d’injection

  • Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
  • Injectez lentement : c’est le point le plus important ici. Une injection rapide provoque bouffées vasomotrices, vertiges et palpitations.
  • En intramusculaire, la voie documentée pour les petites doses : deltoïde ou face antéro-latérale de la cuisse, aiguille perpendiculaire à la peau.
  • Ne dépassez pas 1 ml par site. Au-delà, fractionnez en deux injections à des endroits différents.
  • Changez de site à chaque injection.
  • Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.

Conservation

  • Lyophilisé : au sec et à l’abri de la lumière. Le produit pharmaceutique se conserve à température ambiante contrôlée, en dessous de 25 °C ; le réfrigérateur ne nuit pas à une poudre.
  • Reconstitué : 2 à 8 °C, à l’abri de la lumière, et à utiliser dans les sept jours — c’est plus court que pour un peptide de synthèse.
  • Ne congelez jamais ce produit, ni la poudre ni la solution. C’est une contre-indication explicite du fabricant.
  • Une solution qui se trouble ou dans laquelle flottent des particules se jette. Une teinte légèrement ambrée est normale pour le produit de référence.

Points de vigilance

  • Sachez où vous vous situez. Un flacon de 60 mg représente environ 0,28 ml du produit de référence, quand la plus petite dose documentée en est 5 ml.
  • La voie clinique est IV ou IM, pas sous-cutanée.
  • Injectez lentement. La vitesse est en cause dans les effets indésirables aigus.
  • Sept jours après reconstitution, pas quatre semaines.
  • Jamais de congélation.
  • Insuffisance rénale sévère, antidépresseurs, IMAO : contre-indication et interactions documentées, à ne pas ignorer.
  • Un hydrolysat ne se vérifie pas comme un peptide de synthèse.

Ce que cette page n’est pas

Une synthèse de littérature, à visée informative. La Cérébrolysine est un médicament autorisé dans plusieurs pays mais sans autorisation de mise sur le marché en France, et les produits vendus comme molécules de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Les doses, voies et durées documentées sont celles du produit pharmaceutique : nous les rapportons pour que vous puissiez situer ce que vous avez en main, pas pour recommander un usage. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.

Calculateur de reconstitution

seringue 1 ml · 100 UI
mg
ml
Seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités, remplie jusqu’à la dose calculée 0102030405060708090100 0

Le piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.

À prélever
10 UI
0,10 ml
Concentration
Une unité vaut
Doses par flacon

Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.

Questions fréquentes

Quelle est la vraie dose de Cérébrolysine ?

Celle du produit pharmaceutique : 5 ml par jour en intramusculaire pour l'entretien ambulatoire, 20 ml en perfusion dans la démence vasculaire, 30 ml dans l'AVC ischémique, en cures de 10 à 21 jours. À 215 mg par millilitre, cela représente environ 1 000 à 6 500 mg par jour.

Un flacon de 60 mg, ça fait combien par rapport à ça ?

Environ 0,28 ml du produit de référence, soit un peu plus du quart de la plus petite ampoule existante. Il faudrait une dizaine de flacons pour une seule dose d'entretien, et une centaine pour une dose d'AVC. Un flacon de 60 mg ne permet pas de reproduire une dose clinique.

Les protocoles de 20 à 32 mg par jour sont-ils corrects ?

Ils représentent moins de 0,15 ml du produit de référence, soit trente à soixante fois moins que la plus petite dose documentée. Aucune étude n'a évalué cette molécule à cette échelle. Nous ne pouvons ni la valider ni l'exclure, mais vous avez le droit de savoir où vous vous situez.

Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 60 mg ?

1,5 ml, ce qui donne 40 mg/ml — soit 400 mcg par unité sur une seringue U-100. Ici il faut peu d'eau : les doses se comptant en dizaines de milligrammes, c'est le volume injecté qui limite.

Combien d'unités pour 20 mg ?

50 unités, soit 0,50 ml, à la dilution recommandée. Le flacon entier fait 150 unités, à fractionner en deux injections.

En sous-cutané ou en intramusculaire ?

La voie clinique est intraveineuse pour les grandes doses et intramusculaire pour les petites, de 1 à 5 ml. Le sous-cutané ne figure pas dans les caractéristiques du produit et n'a été employé dans aucun essai. Si vous voulez rester proche du modèle documenté, c'est l'intramusculaire.

Peut-on la prendre par la bouche ?

Non. La fraction peptidique est dégradée par les protéases gastriques et aucune biodisponibilité orale n'a jamais été revendiquée. C'est l'inverse du BPC-157, qui lui est stable dans l'estomac.

Combien de temps se conserve la solution reconstituée ?

Sept jours au réfrigérateur, ce qui est plus court que les deux à quatre semaines d'un peptide de synthèse. C'est un hydrolysat biologique complexe, donc plus fragile. Ne reconstituez que ce que vous consommerez dans la semaine.

Peut-on la congeler ?

Non, jamais — ni la poudre ni la solution. C'est une contre-indication explicite du fabricant, contrairement à beaucoup de peptides lyophilisés pour lesquels la question se pose.

Y a-t-il des interactions médicamenteuses ?

Oui, et c'est rare d'en connaître sur ce marché. L'insuffisance rénale sévère est une contre-indication. Les antidépresseurs et surtout les IMAO demandent une attention particulière : l'association d'IMAO à forte dose avec des doses élevées de Cérébrolysine a été rapportée comme augmentant la pression artérielle. Le produit ne doit pas non plus être mélangé à des solutions d'acides aminés, des émulsions lipidiques ou des solutions alcalines.

Pourquoi faut-il injecter lentement ?

Parce qu'une administration rapide a été associée à des bouffées vasomotrices, une hyperventilation, des vertiges et des palpitations. C'est un effet lié à la vitesse d'injection, pas à la dose.

Comment vérifier la qualité d'une Cérébrolysine achetée en ligne ?

C'est précisément le problème : on ne peut pas. Un peptide de synthèse a une séquence et une masse mesurables, un hydrolysat de tissu cérébral n'en a pas. Un certificat annonçant « 99 % de pureté » n'a aucun sens pour un mélange de centaines de fragments. Ce que garantit le produit pharmaceutique — traçabilité du tissu d'origine et inactivation virale — n'est pas vérifiable sur un flacon acheté en ligne.

La Cérébrolysine est-elle un peptide ?

Pas au sens habituel. C'est un hydrolysat enzymatique de cerveau de porc : environ un quart de fragments peptidiques de moins de 10 kDa, trois quarts d'acides aminés libres. Ce n'est pas une molécule unique mais un mélange, ce qui change à la fois la façon d'en décrire le mécanisme et la possibilité de le contrôler.

Sources

  1. EVER Neuro Pharma — Manuel de traitement Cérébrolysine 2023 : posologie, voies d'administration, interactions et contre-indications
  2. Composition et présentation de la Cérébrolysine — hydrolysat pancréatique de tissu cérébral porcin, 215,2 mg/ml, fractions inférieures à 10 kDa
  3. CLINCH, 2025 — Essai pilote randomisé de la cérébrolysine dans l'hémorragie intracérébrale primaire : 50 ml/jour pendant 14 jours, et recommandation européenne de 30 ml/jour pendant au moins 10 jours
  4. CEREHETIS, 2023 — Cérébrolysine 30 ml/jour pendant 14 jours en association à l'altéplase : risque de transformation hémorragique après AVC ischémique
  5. ClinicalTrials.gov NCT00947531 — Essai de 20 ml de cérébrolysine par jour en perfusion dans la démence vasculaire, 4 semaines répétées après deux mois
  6. ClinicalTrials.gov NCT06339411 — Cérébrolysine 30 ml diluées dans 70 ml de sérum physiologique, en perfusion d'une heure, 10 jours consécutifs après thrombectomie
  7. Martinez R.M., 2017 — Cérébrolysine 10 ml par jour en intramusculaire pendant 30 jours dans la spasticité post-AVC
  8. Zhang et al., Medical Science Monitor, 2017 — Méta-analyse de l'efficacité et de la tolérance de la cérébrolysine dans l'AVC ischémique aigu
  9. Alzheimer's Drug Discovery Foundation — Rapport Cognitive Vitality sur la cérébrolysine : synthèse des preuves et profil de sécurité
  10. Kurkin et al., PLOS One, 2021 — Action neuroprotectrice de la cérébrolysine dans l'ischémie cérébrale aiguë et chronique chez le rat

Données vérifiées le 13 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.

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