Tésamoréline (flacon 10 mg) : protocole de dosage
Protocole quotidien pour un flacon de 10 mg : reconstitution à 5 ml pour 2 mg/ml, cinq doses de 2 mg dans la fenêtre de 7 jours, une seule reconstitution par semaine.
La tésamoréline s'utilise à 2 mg par jour en sous-cutané, de préférence le soir, après une première semaine à 1 mg. Un flacon de 10 mg reconstitué avec 5 ml d'eau bactériostatique donne 2,0 mg/ml : 1 unité d'une seringue U-100 vaut 20 mcg et la dose de 2 mg représente 100 unités. Le flacon fournit cinq doses quotidiennes, consommées en cinq jours — dans la fenêtre de conservation de sept jours. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.
- Dose usuelle
- 1 à 2 mg par jour
- Fréquence
- 1 × par jour, le soir
- Cycle
- 12 à 26 semaines
- Demi-vie
- environ 26 à 38 minutes
Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.
- Reconstitution
- Ajouter 5,0 ml d’eau bactériostatique → environ 2,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 20,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 1 à 2 mg par jour, 1 × par jour, le soir.
- Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l'abri de la lumière — certaines formulations tolèrent 20 à 25 °C avant reconstitution. Reconstitué : 2 à 8 °C, 7 jours maximum avec de l'eau bactériostatique, sans congélation.
Résumé du dosage
La tésamoréline est un analogue synthétique de la GHRH, l’hormone qui commande à l’hypophyse la libération d’hormone de croissance. Le protocole de référence est une injection sous-cutanée quotidienne de 2 mg, administrée le soir, précédée d’une semaine à 1 mg pour évaluer la tolérance.
Le flacon de 10 mg est celui qui s’accorde le mieux avec la contrainte propre à cette molécule : une fois reconstituée, elle ne se conserve que sept jours. Cinq doses de 2 mg, cinq jours, une seule manipulation par semaine — le format tombe juste.
- Reconstitution
- Ajouter 5,0 ml d’eau bactériostatique → environ 2,00 mg/ml.
- Mesure
- Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 20,0 mcg.
- Fourchette usuelle
- 1 à 2 mg par jour, 1 × par jour, le soir.
- Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l'abri de la lumière — certaines formulations tolèrent 20 à 25 °C avant reconstitution. Reconstitué : 2 à 8 °C, 7 jours maximum avec de l'eau bactériostatique, sans congélation.
Un point de vocabulaire avant d’aller plus loin : « unité » ne veut pas dire « microgramme ». Sur une seringue à insuline U-100, une unité correspond à un centième de millilitre. La quantité de peptide contenue dans cette unité dépend entièrement de la concentration de votre flacon — d’où l’importance de noter la dilution sur l’étiquette.
Reconstitution du flacon de 10 mg
Cinq millilitres d’eau bactériostatique donnent 2,0 mg/ml, exactement la concentration du protocole de référence : 1 mg = 50 unités, 2 mg = 100 unités. Si vous venez du format 5 mg, aucun repère ne change.
Vérifiez avant de commander que le flacon accepte le volume : 5 ml demandent un flacon de 10 ml. Les conditionnements en 5 ml existent et ne laisseraient pas d’air suffisant.
- Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
- Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
- Prélevez 5,0 ml d’eau bactériostatique — en une fois avec une seringue de 5 ml, ou en plusieurs passages avec une seringue de 1 ml.
- Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre : la mousse dégrade le peptide.
- Faites rouler doucement le flacon entre les doigts jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas.
- Étiquetez immédiatement : date de reconstitution et concentration obtenue.
- Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière. Utilisation dans les 7 jours.
Sept jours, pas trente. C’est la particularité de la tésamoréline face aux analogues du GLP-1. Reconstituez le dimanche soir, et le flacon est vide le vendredi : la marge est confortable, mais elle ne pardonne pas un flacon oublié deux semaines au réfrigérateur.
La variante à 2,5 ml
La moitié moins d’eau donne 4,0 mg/ml : la dose de 2 mg tombe à 50 unités et le volume injecté est divisé par deux — un vrai gain de confort quand l’injection est quotidienne. Le nombre de doses par flacon ne change pas, seul le volume change.
| Dose | À 2,0 mg/ml (5 ml) | À 4,0 mg/ml (2,5 ml) |
|---|---|---|
| 1 mg | 50 UI — 0,50 ml | 25 UI — 0,25 ml |
| 2 mg | 100 UI — 1,00 ml | 50 UI — 0,50 ml |
Protocole jour par jour
Voie sous-cutanée, une injection par jour, de préférence le soir avant le coucher. À la différence des peptides hebdomadaires, il n’y a pas de véritable escalade : une semaine d’adaptation, puis une dose fixe.
| Phase | Dose | Unités | Volume |
|---|---|---|---|
| Semaine 1 | 1 mg | 50 UI | 0,50 ml |
| Semaines 2–12 et au-delà (entretien) | 2 mg | 100 UI | 1,00 ml |
La logique du protocole
- Semaine 1 : 1 mg par jour, uniquement pour repérer les arthralgies, les œdèmes et les réactions locales.
- À partir de la semaine 2 : 2 mg par jour, la dose du protocole approuvé. Elle ne se dépasse pas.
- Durée : 12 à 26 semaines, les effets sur la graisse viscérale se mesurant à partir du troisième mois.
- Régularité : le facteur limitant réel. Une injection quotidienne à heure fixe sur plusieurs mois demande une organisation que les protocoles hebdomadaires n’exigent pas.
Ce qu’il faut prévoir
À 2 mg par jour, un flacon de 10 mg couvre cinq jours. Sur seize semaines, comptez environ vingt-trois flacons — contre quarante-cinq en format 5 mg, pour la même quantité de peptide.
- Flacons de 10 mg
- 8 semaines ≈ 12 flacons · 12 semaines ≈ 17 · 16 semaines ≈ 23
- Seringues U-100
- 1 par jour, soit 7 par semaine, plus 2 par reconstitution
- Eau bactériostatique
- 5,0 ml par flacon — 6 flacons de 10 ml sur 8 semaines, 12 sur 16 semaines
- Tampons alcoolisés
- 2 par jour — 2 boîtes de 100 sur 8 semaines, 3 sur 16
- Collecteur d'aiguilles
- 1, à faire reprendre en pharmacie
Le rythme le plus simple consiste à reconstituer toujours le même jour de la semaine. Cinq doses, deux jours de battement : si un flacon est entamé le dimanche, la dernière dose tombe le jeudi et le suivant peut attendre le dimanche suivant sans jamais sortir de la fenêtre.
Sur la question du reliquat, ce format ne pose aucun problème : dix milligrammes se divisent exactement en cinq doses de deux. Rien à compléter d’un flacon à l’autre, contrairement au format 5 mg.
Comment ça agit
La tésamoréline est un analogue synthétique de la GHRH, l’hormone hypothalamique qui commande la libération d’hormone de croissance. Sa chaîne de 44 acides aminés est stabilisée par un groupement trans-3-hexénoyl, qui la protège de la dégradation enzymatique et prolonge son action par rapport à la GHRH naturelle.
En se fixant sur les récepteurs GHRH de l’hypophyse, elle déclenche une sécrétion pulsatile de GH — donc physiologique, contrairement à une injection d’hormone de croissance exogène. L’IGF-1 monte en conséquence, la lipolyse s’accélère, et l’effet se concentre sur le tissu adipeux viscéral. C’est précisément cette sélectivité qui a justifié son autorisation américaine dans la lipodystrophie associée au VIH.
L’injection du soir n’est pas un détail : le pic naturel de GH survient pendant les premières heures de sommeil profond, et administrer la tésamoréline avant le coucher revient à amplifier une pulsation déjà présente plutôt qu’à en créer une à contretemps.
Ce que montrent les études
- Graisse viscérale : dans les essais de phase 3, 2 mg par jour ont réduit le tissu adipeux viscéral d’environ 15 % en 26 semaines, avec un effet mesurable au scanner dès le troisième mois.
- Profil lipidique : baisse des triglycérides et amélioration du rapport cholestérol total / HDL, indépendamment de la perte de graisse sous-cutanée.
- Foie : dans un essai contrôlé publié dans The Lancet HIV, la tésamoréline a réduit la graisse hépatique et limité la progression de la fibrose sur 12 mois.
- Réversibilité : à l’arrêt, la graisse viscérale revient progressivement à son niveau initial. Le bénéfice est lié à la poursuite du traitement.
- Tolérance : effets indésirables majoritairement locaux et articulaires, généralement légers. L’IGF-1 doit être surveillé, ainsi que la glycémie chez les sujets prédiabétiques.
Technique d’injection
- Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
- Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
- Pincez un pli cutané et piquez à 90° si le tissu sous-cutané est suffisant, à 45° chez un sujet mince.
- Relâchez le pli, injectez lentement, attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille.
- Changez de site à chaque injection — en quotidien, une rotation systématique est indispensable pour éviter les lipohypertrophies.
- Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.
Conservation
- Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l’abri de la lumière. Certaines formulations récentes tolèrent 20 à 25 °C avant reconstitution — vérifiez ce qui est indiqué sur votre lot.
- Reconstitué avec de l’eau bactériostatique : 2 à 8 °C, 7 jours maximum.
- Reconstitué avec de l’eau stérile : usage immédiat, reliquat à jeter.
- Pas de congélation de la solution reconstituée : les cycles gel-dégel dégradent le peptide.
Points de vigilance
- IGF-1 : à contrôler périodiquement, la stimulation GH étant soutenue.
- Glycémie : de légères hausses d’HbA1c ont été observées ; surveillance renforcée en cas de trouble glycémique préexistant.
- Contre-indications : cancer évolutif, grossesse, hypersensibilité connue à la tésamoréline ou au mannitol.
- Syndrome du canal carpien : fourmillements ou engourdissements des extrémités, dose-dépendants et réversibles.
- Œdèmes et arthralgies : fréquents en début de protocole, ils s’atténuent le plus souvent après quelques semaines.
Ce que cette page n’est pas
Une synthèse de littérature, à visée informative. La tésamoréline est un médicament soumis à prescription aux États-Unis (Egrifta®) et n’est pas autorisée en France pour un usage humain. Les produits vendus comme peptides de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.
Calculateur de reconstitution
seringue 1 ml · 100 UILe piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.
- Concentration
- —
- Une unité vaut
- —
- Doses par flacon
- —
Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.
Questions fréquentes
Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 10 mg ?
5,0 ml, ce qui donne 2,0 mg/ml — les mêmes repères en unités que le format 5 mg reconstitué à 2,5 ml.
Combien de doses dans un flacon de 10 mg ?
Cinq doses de 2 mg, soit cinq jours consécutifs. Le flacon est vide avant la fin de la fenêtre de sept jours.
Combien d'unités pour 2 mg ?
100 unités, soit 1,00 ml, à la dilution recommandée.
Peut-on reconstituer avec 2,5 ml seulement ?
Oui, on obtient 4,0 mg/ml et la dose tombe à 50 unités, ce qui divise par deux le volume injecté. Le nombre de doses reste le même.
Le flacon de 10 mg est-il plus avantageux que le 5 mg ?
Sur le plan pratique, oui : une reconstitution par semaine au lieu de trois, et deux fois moins de flacons à stocker.
Sources
- Falutz et al., New England Journal of Medicine, 2007 — Tésamoréline et graisse viscérale chez le patient VIH
- Falutz et al., J Clin Endocrinol Metab, 2010 — Analyse groupée de deux essais de phase 3
- Stanley et al., The Lancet HIV, 2019 — Tésamoréline et stéatose hépatique
- EGRIFTA SV / EGRIFTA WR — Information de prescription officielle (FDA, DailyMed)
- LiverTox, NIH NIDDK — Monographie tésamoréline, profil de sécurité
Données vérifiées le 8 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.