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Tésamoréline (flacon 20 mg) : protocole de dosage

Protocole quotidien pour un flacon de 20 mg : reconstitution à 10 ml pour 2 mg/ml, dix doses de 2 mg contre une fenêtre de conservation de sept jours, et quand ce format reste rentable.

La réponse courte

La tésamoréline s'utilise à 2 mg par jour en sous-cutané, de préférence le soir, après une première semaine à 1 mg. Un flacon de 20 mg reconstitué avec 10 ml d'eau bactériostatique donne 2,0 mg/ml : 1 unité d'une seringue U-100 vaut 20 mcg et la dose de 2 mg représente 100 unités. Attention : le flacon contient dix doses quotidiennes alors que la solution ne se conserve que sept jours — trois doses sont perdues, la congélation de la solution reconstituée étant proscrite. Pour un protocole à 2 mg par jour, le flacon de 10 mg est le format qui correspond. Information de recherche, sans valeur de conseil médical.

Tésamoréline (flacon 20 mg) : protocole de dosage · Sous-cutanée niveau intermédiaire
Dose usuelle
1 à 2 mg par jour
Fréquence
1 × par jour, le soir
Cycle
12 à 26 semaines
Demi-vie
environ 26 à 38 minutes

Fourchettes compilées depuis la littérature citée en bas de page. À visée informative uniquement.

Reconstitution
Ajouter 10,0 ml d’eau bactériostatique → environ 2,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 20,0 mcg.
Fourchette usuelle
1 à 2 mg par jour, 1 × par jour, le soir.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l'abri de la lumière — certaines formulations tolèrent 20 à 25 °C avant reconstitution. Reconstitué : 2 à 8 °C, 7 jours maximum avec de l'eau bactériostatique, sans congélation.

Résumé du dosage

La tésamoréline est un analogue synthétique de la GHRH, l’hormone qui commande à l’hypophyse la libération d’hormone de croissance. Le protocole de référence est une injection sous-cutanée quotidienne de 2 mg, administrée le soir, précédée d’une semaine à 1 mg pour évaluer la tolérance.

Le flacon de 20 mg est le format le moins cher au milligramme, et le seul qui pose un vrai problème d’arithmétique : il contient dix doses quotidiennes, alors que la solution reconstituée ne se conserve que sept jours. Cette fiche traite ce point avant tout le reste, parce que c’est lui qui décide si le format vous convient.

Reconstitution
Ajouter 10,0 ml d’eau bactériostatique → environ 2,00 mg/ml.
Mesure
Sur une seringue U-100, 1 unité = 0,01 ml ≈ 20,0 mcg.
Fourchette usuelle
1 à 2 mg par jour, 1 × par jour, le soir.
Conservation
Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l'abri de la lumière — certaines formulations tolèrent 20 à 25 °C avant reconstitution. Reconstitué : 2 à 8 °C, 7 jours maximum avec de l'eau bactériostatique, sans congélation.

Un point de vocabulaire avant d’aller plus loin : « unité » ne veut pas dire « microgramme ». Sur une seringue à insuline U-100, une unité correspond à un centième de millilitre. La quantité de peptide contenue dans cette unité dépend entièrement de la concentration de votre flacon — d’où l’importance de noter la dilution sur l’étiquette.

Dix doses, sept jours de conservation

Faisons le calcul sans détour. Vingt milligrammes à 2 mg par jour, cela fait dix injections. La solution reconstituée avec de l’eau bactériostatique tient sept jours au réfrigérateur. Trois doses — 6 mg, soit près d’un tiers du flacon — se retrouvent hors délai.

Réduire le volume d’eau n’y change rien : la dégradation dépend du temps passé en solution, pas de la concentration. Et la congélation de la solution reconstituée est exclue — l’étiquette du produit la proscrit explicitement, et les cycles gel-dégel dégradent le peptide.

Notre position. Pour un protocole classique à 2 mg par jour, le flacon de 10 mg est le format qui correspond : cinq doses, cinq jours, rien de perdu. Le 20 mg n’a d’intérêt que si le prix au milligramme compense la perte de trois doses, ou si votre protocole utilise une dose journalière plus élevée qui vide le flacon en une semaine.

Reconstitution du flacon de 20 mg

Dix millilitres d’eau bactériostatique donnent 2,0 mg/ml, la concentration du protocole de référence : 1 mg = 50 unités, 2 mg = 100 unités. Le flacon doit être un 10 ml au minimum ; certains lots de 20 mg sont conditionnés plus petit, auquel cas il faut passer à 5 ml d’eau et 4,0 mg/ml (2 mg = 50 unités).

Ne reconstituez qu’au moment de commencer la semaine d’injections : les sept jours courent à partir du moment où l’eau entre dans le flacon, et un flacon reconstitué en avance perd des doses pour rien.

  1. Laissez le flacon revenir à température ambiante avant de le percer, pour éviter la condensation.
  2. Désinfectez le bouchon et laissez sécher à l’air libre, sans souffler dessus.
  3. Prélevez 10 ml d’eau bactériostatique, par passages successifs avec une seringue de 5 ml.
  4. Injectez lentement le long de la paroi interne du flacon, jamais directement sur la poudre : la mousse dégrade le peptide.
  5. Faites rouler doucement le flacon entre les doigts jusqu’à dissolution complète. On ne secoue pas.
  6. Étiquetez immédiatement : date de reconstitution, concentration, et date limite d’utilisation à sept jours.
  7. Placez au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l’abri de la lumière. Jamais au congélateur.

Limiter la perte

Un flacon entamé le lundi soir donne sept doses jusqu’au dimanche. Le reste part à la poubelle : c’est la règle, et aucune astuce de dilution ou de température ne la contourne. La seule variable sur laquelle vous pouvez jouer est le prix d’achat — si le flacon de 20 mg coûte moins que deux flacons de 10 mg moins la perte, il reste rentable ; sinon, non.

Dose À 2,0 mg/ml (10 ml) À 4,0 mg/ml (5 ml)
1 mg 50 UI — 0,50 ml 25 UI — 0,25 ml
2 mg 100 UI — 1,00 ml 50 UI — 0,50 ml

Protocole jour par jour

Voie sous-cutanée, une injection par jour, de préférence le soir avant le coucher. À la différence des peptides hebdomadaires, il n’y a pas de véritable escalade : une semaine d’adaptation, puis une dose fixe.

Titration semaine par semaine
PhaseDoseUnitésVolume
Semaine 11 mg50 UI0,50 ml
Semaines 2–12 et au-delà (entretien)2 mg100 UI1,00 ml

La logique du protocole

  • Semaine 1 : 1 mg par jour, uniquement pour repérer les arthralgies, les œdèmes et les réactions locales.
  • À partir de la semaine 2 : 2 mg par jour, la dose du protocole approuvé. Elle ne se dépasse pas.
  • Durée : 12 à 26 semaines, les effets sur la graisse viscérale se mesurant à partir du troisième mois.
  • Régularité : le facteur limitant réel. Une injection quotidienne à heure fixe sur plusieurs mois demande une organisation que les protocoles hebdomadaires n’exigent pas.

Ce qu’il faut prévoir

Les quantités ci-dessous supposent sept doses utilisables par flacon, soit une semaine par flacon — la réalité du format à 2 mg par jour. Sur seize semaines, comptez seize flacons.

Flacons de 20 mg
1 par semaine — 8 semaines ≈ 8 flacons · 12 semaines ≈ 12 · 16 semaines ≈ 16
Seringues U-100
1 par jour, soit 7 par semaine, plus 2 par reconstitution
Eau bactériostatique
10 ml par flacon — 8 flacons de 10 ml sur 8 semaines, 16 sur 16 semaines
Tampons alcoolisés
2 par jour — 2 boîtes de 100 sur 8 semaines, 3 sur 16
Collecteur d'aiguilles
1, à faire reprendre en pharmacie

Si vous partez du volume de peptide plutôt que du nombre de flacons, la comparaison est parlante : 224 mg suffisent sur seize semaines, et il en faudra 320 en format 20 mg pour couvrir la même durée. C’est le coût de la fenêtre de sept jours.

Comment ça agit

La tésamoréline est un analogue synthétique de la GHRH, l’hormone hypothalamique qui commande la libération d’hormone de croissance. Sa chaîne de 44 acides aminés est stabilisée par un groupement trans-3-hexénoyl, qui la protège de la dégradation enzymatique et prolonge son action par rapport à la GHRH naturelle.

En se fixant sur les récepteurs GHRH de l’hypophyse, elle déclenche une sécrétion pulsatile de GH — donc physiologique, contrairement à une injection d’hormone de croissance exogène. L’IGF-1 monte en conséquence, la lipolyse s’accélère, et l’effet se concentre sur le tissu adipeux viscéral. C’est précisément cette sélectivité qui a justifié son autorisation américaine dans la lipodystrophie associée au VIH.

L’injection du soir n’est pas un détail : le pic naturel de GH survient pendant les premières heures de sommeil profond, et administrer la tésamoréline avant le coucher revient à amplifier une pulsation déjà présente plutôt qu’à en créer une à contretemps.

Ce que montrent les études

  • Graisse viscérale : dans les essais de phase 3, 2 mg par jour ont réduit le tissu adipeux viscéral d’environ 15 % en 26 semaines, avec un effet mesurable au scanner dès le troisième mois.
  • Profil lipidique : baisse des triglycérides et amélioration du rapport cholestérol total / HDL, indépendamment de la perte de graisse sous-cutanée.
  • Foie : dans un essai contrôlé publié dans The Lancet HIV, la tésamoréline a réduit la graisse hépatique et limité la progression de la fibrose sur 12 mois.
  • Réversibilité : à l’arrêt, la graisse viscérale revient progressivement à son niveau initial. Le bénéfice est lié à la poursuite du traitement.
  • Tolérance : effets indésirables majoritairement locaux et articulaires, généralement légers. L’IGF-1 doit être surveillé, ainsi que la glycémie chez les sujets prédiabétiques.

Technique d’injection

  • Désinfectez le bouchon du flacon et la peau, puis laissez sécher complètement.
  • Site préféré : l’abdomen, à au moins 5 cm du nombril. Cuisses et arrière des bras en alternance.
  • Pincez un pli cutané et piquez à 90° si le tissu sous-cutané est suffisant, à 45° chez un sujet mince.
  • Relâchez le pli, injectez lentement, attendez deux à trois secondes avant de retirer l’aiguille.
  • Changez de site à chaque injection — en quotidien, une rotation systématique est indispensable pour éviter les lipohypertrophies.
  • Une seringue neuve à chaque fois, et un collecteur d’aiguilles dédié.

Conservation

  • Lyophilisé : 2 à 8 °C, à l’abri de la lumière. Certaines formulations récentes tolèrent 20 à 25 °C avant reconstitution — vérifiez ce qui est indiqué sur votre lot.
  • Reconstitué avec de l’eau bactériostatique : 2 à 8 °C, 7 jours maximum.
  • Reconstitué avec de l’eau stérile : usage immédiat, reliquat à jeter.
  • Congélation de la solution reconstituée : à proscrire. L’information de prescription l’exclut, et les cycles gel-dégel dégradent le peptide.

Points de vigilance

  • IGF-1 : à contrôler périodiquement, la stimulation GH étant soutenue.
  • Glycémie : de légères hausses d’HbA1c ont été observées ; surveillance renforcée en cas de trouble glycémique préexistant.
  • Contre-indications : cancer évolutif, grossesse, hypersensibilité connue à la tésamoréline ou au mannitol.
  • Syndrome du canal carpien : fourmillements ou engourdissements des extrémités, dose-dépendants et réversibles.
  • Œdèmes et arthralgies : fréquents en début de protocole, ils s’atténuent le plus souvent après quelques semaines.

Ce que cette page n’est pas

Une synthèse de littérature, à visée informative. La tésamoréline est un médicament soumis à prescription aux États-Unis (Egrifta®) et n’est pas autorisée en France pour un usage humain. Les produits vendus comme peptides de recherche ne sont pas destinés à la consommation humaine. Rien ici ne remplace l’avis d’un professionnel de santé.

Calculateur de reconstitution

seringue 1 ml · 100 UI
mg
ml
Seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités, remplie jusqu’à la dose calculée 0102030405060708090100 0

Le piston se place sur la graduation à atteindre. Les chiffres sont des unités internationales (UI), pas des microgrammes.

À prélever
10 UI
0,10 ml
Concentration
Une unité vaut
Doses par flacon

Calcul indicatif sur la base d’une seringue à insuline de 1 ml graduée en 100 unités. Vérifiez toujours la graduation de votre matériel avant de prélever.

Questions fréquentes

Combien d'eau bactériostatique dans un flacon de 20 mg ?

10 ml, ce qui donne 2,0 mg/ml — les mêmes repères en unités que les formats 5 et 10 mg.

Un flacon de 20 mg contient combien de doses ?

Dix doses de 2 mg, mais sept seulement sont utilisables : la solution reconstituée ne se conserve que sept jours.

Peut-on congeler la solution pour garder les doses restantes ?

Non. L'information de prescription proscrit la congélation de la solution reconstituée, et les cycles gel-dégel dégradent le peptide.

Combien d'unités pour 2 mg ?

100 unités, soit 1,00 ml, à la dilution recommandée de 10 ml.

Le format 20 mg est-il le bon choix ?

Pour un protocole à 2 mg par jour, le flacon de 10 mg correspond mieux : cinq doses en cinq jours, sans perte. Le 20 mg ne se justifie que si son prix compense les trois doses perdues.

Sources

  1. Falutz et al., New England Journal of Medicine, 2007 — Tésamoréline et graisse viscérale chez le patient VIH
  2. Falutz et al., J Clin Endocrinol Metab, 2010 — Analyse groupée de deux essais de phase 3
  3. Stanley et al., The Lancet HIV, 2019 — Tésamoréline et stéatose hépatique
  4. EGRIFTA SV / EGRIFTA WR — Information de prescription officielle (FDA, DailyMed)
  5. LiverTox, NIH NIDDK — Monographie tésamoréline, profil de sécurité

Données vérifiées le 8 septembre 2026. Rédigé par Redaction Dosage Peptide, Rédaction Dosage Peptide.

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